Introduction : Un pays à la recherche d’un second souffle
Après les bouleversements politiques majeurs de 2024-2025, le Bangladesh de ce début d’année 2026 tente de stabiliser ses institutions. Le Parti Nationaliste du Bangladesh (BNP), de retour aux affaires après une période de transition mouvementée, doit naviguer entre des attentes citoyennes immenses et une économie du textile fragilisée par l’instabilité.
Le défi de la réconciliation nationale
L’article analyse en profondeur les réformes judiciaires entamées pour juger les abus du régime précédent tout en évitant une chasse aux sorcières. La justice libre est le mot d’ordre à Dacca, mais la réalité est complexe. Les tensions entre les mouvements étudiants, fers de lance de l’insurrection, et la vieille garde politique créent des frictions permanentes au sein de l’appareil d’État.

Économie : Le textile face à la concurrence vietnamienne
Le secteur de l’habillement, pilier du PIB, a perdu des parts de marché durant les troubles. Le gouvernement de 2026 lance un plan de sauvetage massif intitulé « Rebrand Bangladesh ». L’enjeu est de rassurer les donneurs d’ordre internationaux sur la stabilité sociale et d’améliorer les conditions de travail pour répondre aux nouvelles normes ESG (Environnement, Social, Gouvernance).
Diplomatie : Entre New Delhi et Pékin
Le Bangladesh doit redéfinir sa relation avec l’Inde, perçue comme trop proche de l’ancien régime, tout en gérant les investissements colossaux de la Chine dans le cadre de la « Belt and Road Initiative ». Une analyse magistrale sur l’équilibre précaire d’une puissance émergente en Asie du Sud.

