Introduction :
Dakar, février 2026. L’arrivée massive des constellations de satellites en orbite basse, portée par Starlink, a bouleversé l’échiquier des télécommunications au Sénégal. Si l’accès au haut débit en zone rurale est une victoire pour le désenclavement, l’État sénégalais fait face à un dilemme de taille : comment garantir sa souveraineté numérique face à des géants privés étrangers ?
Le choc technologique et l’infrastructure locale :
Depuis 2024, le Sénégal a investi massivement dans la fibre optique via la SENUM SA. Cependant, la rapidité de déploiement des solutions satellitaires court-circuite les modèles économiques traditionnels des opérateurs historiques comme Orange ou Free. Pour AFRICANOVA, les experts soulignent que la « dépendance orbitale » pose des questions de sécurité nationale. Qui contrôle les données ? Qui peut couper le signal en cas de crise ?

Régulation et Cybersécurité :
L’ARTP (Autorité de Régulation des Télécommunications et des Postes) tente de durcir les conditions de licence. Il ne s’agit plus seulement de connectivité, mais de contrôle des flux. En 2026, la cybersécurité est devenue le premier rempart de la démocratie sénégalaise. Le gouvernement mise sur la création d’un « Cloud National » pour héberger les données sensibles des citoyens, une étape cruciale pour la bonne gouvernance digitale.
Impact Économique :
Pour les start-ups de la Casamance ou du Ferlo, Starlink est une aubaine. Mais pour l’économie nationale, la fuite de capitaux vers des entreprises californiennes sans présence physique locale inquiète le fisc. Le débat sur la « Taxe Numérique Transfrontalière » est plus que jamais d’actualité.

