Une bombe à retardement de 100 000 milliards de dollars
Le FMI a publié ce matin un rapport glaçant : la dette publique mondiale dépasse les 100 000 milliards de dollars, soit 93 % du PIB mondial. Mais la véritable alerte concerne les pays émergents et en développement. Alors que les pays avancés stabilisent leur situation, la « dette à risque » dans les pays du Sud atteint 88 % de leur PIB, dopée par des taux d’intérêt élevés et des conditions financières défavorables.
Le FMI : Entre pompier et pyromane
L’article analyse les critiques croissantes contre l’institution de Washington. On l’accuse de prôner l’austérité budgétaire — une réduction des dépenses plutôt qu’une hausse des recettes — au risque d’étouffer la croissance nécessaire au remboursement de la dette. Plusieurs pays, dont la France (comparée par le FMI à la Grèce d’ici 2030), sont en zone rouge. Pour l’Afrique, le défi est de financer la transition écologique sans sombrer dans le surendettement.

Vers une réforme de Bretton Woods ?
L’analyse conclut sur l’urgence d’une nouvelle architecture financière internationale. Les BRICS et leurs institutions offrent une alternative, mais le FMI reste l’acteur clé du multilatéralisme. Un dossier technique et politique sur la souveraineté financière des nations au 21e siècle.

