L’éveil du Sphinx numérique
Ce 17 février 2026, Le Caire n’est plus seulement la cité des pyramides, mais le cœur battant de l’Intelligence Artificielle du Sud global. Le gouvernement égyptien, sous l’impulsion du ministère des Communications et des Technologies de l’Information, a inauguré le « Digital Egypt Hub ». Ce projet titanesque vise à briser l’hégémonie des algorithmes occidentaux et asiatiques en développant une IA adaptée aux réalités linguistiques (dialectes arabes) et socio-économiques de l’Afrique.
Infrastructure et Supercalculateurs
Le dossier central repose sur l’installation de centres de données de nouvelle génération alimentés par l’énergie solaire du désert. L’Égypte mise sur la souveraineté des données : « Nos données sont notre pétrole de demain », martèlent les officiels à l’ouverture du sommet. Le pays a investi plus de 2 milliards de dollars dans des infrastructures capables de traiter des modèles de langage massifs (LLM) sans passer par les serveurs de la Silicon Valley.

Éthique et Gouvernance de l’IA
Au-delà de la technique, le sommet du Caire pose les jalons d’une « Charte Africaine de l’IA ». L’enjeu ? Éviter le biais algorithmique qui marginalise souvent les populations du continent. Des experts de l’Université Al-Azhar et de l’Université Américaine du Caire collaborent pour définir une éthique de l’IA qui respecte les valeurs culturelles locales tout en favorisant l’innovation dans la santé et l’agriculture de précision.
Impact sur l’Emploi et la Jeunesse
Avec une population jeune et hyper-connectée, l’Égypte transforme sa main-d’œuvre. Des programmes de formation intensive ont déjà certifié 100 000 développeurs en 2025. Le but est de faire du pays le « back-office » technologique de l’Europe et de l’Afrique, créant des milliers d’emplois à haute valeur ajoutée.

