Le Sénégal traverse une crise numérique sans précédent en ce mois de février 2026. Une fuite de données majeure, touchant les fichiers de la Direction de l’Automatisation des Fichiers (DAF), a mis à nu les vulnérabilités du système. Ce sont près de 139 téraoctets de données sensibles qui auraient été compromis. Pour un média comme AFRICANOVA, ce n’est pas seulement un fait divers technique, c’est un enjeu de sécurité nationale et de confiance démocratique.
Une réponse gouvernementale sous pression
Face à cette crise, l’État sénégalais a réagi en suspendant temporairement la production des cartes d’identité et en mobilisant la Division Spéciale de Cybersécurité. Ce samedi, le gouvernement annonce un renforcement drastique des protocoles de protection des données personnelles. La création d’une Autorité Nationale de Cybersécurité avec des pouvoirs étendus est désormais sur la table du Parlement. Cette crise sert d’avertissement pour tout le continent : la digitalisation des services publics doit impérativement s’accompagner d’une muraille numérique infranchissable.

Le rôle de la Justice et de la Transparence
La question de la « Justice Libre » se pose avec acuité. Les citoyens demandent des comptes et une transparence totale sur l’ampleur de la faille. Les experts en sécurité appellent à une collaboration régionale au sein de l’Union Africaine pour créer un bouclier cybernétique commun. La protection de la vie privée est devenue, en 2026, un droit fondamental aussi précieux que la liberté de mouvement.

