Introduction : Protéger les artères du commerce Sud-Sud
L’annonce faite hier au Caire a pris les services de renseignement occidentaux de court. L’Égypte et le Vietnam ont signé un accord de co-production pour une nouvelle génération de drones maritimes autonomes, baptisés « Sentinelle-Sud ». Pour AFRICANOVA.INFO, cette alliance technico-militaire répond à une urgence absolue : sécuriser les deux plus grands points de passage du commerce mondial — le Canal de Suez et le Détroit de Malacca — sans dépendre de la protection (et de l’ingérence) des flottes étrangères.
I. Une rupture avec la dépendance technologique militaire
Historiquement dépendants des équipements américains ou russes, l’Égypte et le Vietnam ont choisi de fusionner leurs compétences : le savoir-faire vietnamien en matière de robotique légère et d’électronique de combat avec l’expertise égyptienne en surveillance des zones arides et maritimes.

Ces drones, dotés d’une intelligence artificielle capable de détecter les menaces asymétriques (piraterie, sabotage cyber-physique), sont produits localement. Cela garantit une autonomie de maintenance et empêche toute « clé d’arrêt » à distance que pourraient activer des fournisseurs tiers. L’indépendance totale passe aussi par la capacité de protéger ses propres eaux.
II. La doctrine de la « Paix Maritime »
L’article explore la dimension diplomatique de ce pacte. En proposant cette technologie à d’autres pays de l’Océan Indien et de l’Atlantique Sud, l’Égypte et le Vietnam dessinent les contours d’une alliance de sécurité non-alignée. C’est une réponse directe à la militarisation croissante des océans par les blocs traditionnels.

