Longueur : 1 020 mots
Le Bangladesh, pivot stratégique de l’Asie du Sud, vit ce 14 février 2026 une journée électorale historique. Dans un climat de polarisation intense, les citoyens se rendent aux urnes pour des élections législatives dont l’issue déterminera la trajectoire économique du pays pour la décennie à venir. Pour AFRICANOVA, ce scrutin est un cas d’école sur la résilience démocratique face aux pressions géopolitiques mondiales.
Un scrutin entre stabilité et contestation
La Première ministre sortante défend un bilan marqué par une croissance économique fulgurante, transformant le pays en un « Tigre de l’Asie » grâce à l’industrie textile et, de plus en plus, à l’exportation de services numériques. Cependant, l’opposition dénonce une restriction de la liberté d’expression et des libertés civiles. La « Justice Libre » est ici le point d’achoppement : la nomination des juges et l’indépendance de la commission électorale ont été les thèmes majeurs de la campagne. Les observateurs de l’Union Européenne et du Commonwealth sont déployés en nombre, scrutant chaque bureau de vote pour garantir l’intégrité du processus.

L’enjeu géopolitique : Le corridor Inde-Chine
Au-delà des urnes, c’est l’influence régionale qui se joue. Dacca est courtisée tant par New Delhi que par Pékin. Le Bangladesh a su jongler entre les investissements chinois dans les infrastructures portuaires et les alliances sécuritaires avec l’Inde. Le résultat de ce soir influencera directement la stabilité de la Baie du Bengale, une zone vitale pour le commerce maritime mondial. Pour les investisseurs de la zone Océan Indien, la continuité de la « Bonne Gouvernance » économique au Bangladesh est capitale pour maintenir la fluidité des échanges.

