Le Canada vient de signaler un nouveau cas suspect de grippe aviaire hautement pathogène (H5N1) dans une exploitation commerciale au Québec, marquant le début d’une année 2026 sous tension sanitaire. Cette résurgence, confirmée par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), met en lumière la vulnérabilité persistante des systèmes de production alimentaire face aux maladies zoonotiques.
Mesures de biosécurité et enjeux économiques
Le secteur avicole canadien, déjà éprouvé par les vagues précédentes, active ses protocoles de crise : abattage préventif, zones de quarantaine et restrictions sur le transport de volailles. L’enjeu est colossal : protéger les exportations et stabiliser les prix à la consommation. Cette crise rappelle l’importance capitale de la « Tech Sanitaire » — utilisation de drones pour surveiller les oiseaux migrateurs et tests ADN rapides pour détecter le virus avant sa propagation massive.

Une leçon de gouvernance sanitaire pour le monde
Pour l’Afrique, qui importe une part non négligeable de produits avicoles, la situation au Canada est suivie de près. Elle souligne la nécessité de renforcer les services vétérinaires nationaux et de promouvoir une production locale sécurisée. La santé mondiale est une chaîne dont le maillon le plus faible détermine la résistance de l’ensemble. La transparence et la circulation de l’information sont essentielles pour éviter une pandémie humaine, le virus H5N1 continuant de muter de manière préoccupante.

