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Le centre de conférences Nelson Mandela d’Addis-Abeba est aujourd’hui le théâtre d’une joute diplomatique sans précédent. La question centrale : faut-il réintégrer le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Soudan au sein de l’UA ? Ces nations, suspendues après des changements de régime non constitutionnels, frappent à la porte de l’institution, arguant que leur isolement renforce l’instabilité régionale et le terrorisme.
Un débat sur la Liberté et la Légitimité D’un côté, les « Légalistes » emmenés par le Kenya et le Sénégal défendent une charte de l’UA stricte sur la gouvernance démocratique. Ils estiment que la réintégration sans élections transparentes créerait un précédent dangereux, affaiblissant la crédibilité de l’Afrique sur la scène internationale. De l’autre, les « Pragmatiques » soutiennent que la sécurité collective prime sur le formalisme électoral. Selon eux, on ne peut combattre le djihadisme au Sahel en excluant les principaux acteurs de terrain du dialogue continental.
La Justice Libre comme rempart AFRICANOVA.INFO a pu s’entretenir avec des juristes de la Commission de l’UA. Ils insistent sur le fait que la solution réside dans le renforcement des systèmes judiciaires nationaux. Une « Justice Libre » et indépendante dans ces pays de transition est la seule garantie d’un retour à l’ordre constitutionnel pérenne. Le débat glisse désormais vers la création d’un mécanisme de suivi technique, où l’UA accompagnerait ces États par le biais d’experts en gouvernance et en digital pour sécuriser les futurs processus électoraux via la blockchain.

Conséquences pour le Business et la Tech L’incertitude politique est le premier frein au développement du secteur digital. Les startups sahéliennes souffrent de la fermeture des frontières diplomatiques et des sanctions financières. Une réintégration, même conditionnelle, libérerait des flux financiers importants et permettrait une meilleure intégration du marché numérique africain (ZLECAF).

