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Crise sécuritaire en Haïti : L’urgence d’une solution caribéenne face à l’impasse institutionnelle

par Africanova
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Introduction : Un pays au bord du gouffre

En ce 23 février 2026, Haïti ne se contente plus de traverser une crise ; le pays est dans une phase de « naufrage institutionnel » total. Alors que le mandat du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) vient de s’achever sans l’organisation d’élections crédibles, Port-au-Prince s’enfonce dans une violence de gangs qui dicte désormais le tempo politique. Pour AFRICANOVA.INFO, le dossier haïtien n’est plus une simple question humanitaire, mais un test majeur pour la diplomatie caribéenne (CARICOM) et la solidarité panafricaine.

I. L’Effondrement de la Transition : Un Vide de Pouvoir Fatal

L’échec du CPT à stabiliser le pays avant la date butoir de février 2026 a créé un vide constitutionnel sans précédent.

  1. La faillite électorale : Malgré la publication d’un calendrier en décembre dernier, l’absence de sécurité minimale a rendu impossible l’enregistrement des électeurs. Plus de 1600 écoles sont restées fermées l’année dernière, privant la jeunesse de tout horizon.
  2. La corruption au sommet : Les récentes sanctions américaines visant des membres du Conseil et des ministres pour leurs liens présumés avec les gangs ont fini de décrédibiliser l’exécutif de transition.

II. Le « Grand Sud » : Un Enclave Sous Pression

Le blocus des axes routiers par les groupes armés a des conséquences économiques dévastatrices.

  • Économie de Guerre : Le trajet vers le Sud, vital pour l’agriculture, est devenu une épreuve de force. Le prix des denrées de base a explosé (100 gourdes pour une simple bouteille d’eau), provoquant une inflation galopante que les familles ne peuvent plus supporter.
  • Réponse de la CARICOM : Face à l’inertie de la communauté internationale, la Barbade et les « A3 » (dont la RDC et le Sénégal) poussent pour une force de police multinationale véritablement opérationnelle. L’arrivée prévue du Bureau d’appui des Nations Unies (BANUH) en avril est attendue comme l’ultime rempart contre l’anarchie.

III. Conclusion : Pour une Souveraineté Retrouvée

Haïti a besoin d’une justice libre pour briser le lien entre politique et crime organisé. Sans une refonte profonde de la gouvernance, soutenue par un plan Marshall régional, 2026 pourrait être l’année de la partition définitive du pays entre zones de non-droit.

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