Lieu : Pretoria, Afrique du Sud Thématique : Digital, Tech, IA, Éthique
L’Afrique du Sud vient de franchir une étape historique en promulguant le « African Digital Acts 2026 ». Inspiré en partie par le RGPD européen mais adapté aux réalités du Sud, ce texte place Pretoria au centre de la régulation mondiale de l’Intelligence Artificielle et de la protection des données.
Souveraineté des Données : Le Nouvel Or Noir
L’Afrique a compris que ses données sont pillées pour entraîner des modèles d’IA qui ne la servent pas. La nouvelle législation impose que les données générées sur le continent soient stockées dans des datacenters locaux. Cela crée un appel d’air massif pour les investissements dans les infrastructures cloud au Nigeria, au Kenya et en Afrique du Sud.
IA Éthique et Langues Vernaculaires
Le sommet de Pretoria a mis l’accent sur le développement d’IA capables de traiter les langues africaines. « Si l’IA ne parle pas le Wolof, le Bambara ou le Zoulou, elle est une forme de néocolonialisme numérique », a déclaré un expert sud-africain. Des startups locales reçoivent désormais des subventions d’État pour créer des algorithmes de diagnostic médical adaptés aux pathologies tropicales.

La régulation des GAFAM
Désormais, pour opérer sur le marché africain (le plus jeune et le plus dynamique au monde), les géants de la tech doivent contribuer à un fonds d’inclusion numérique. Ce rapport de force inversé montre que l’Afrique n’est plus seulement une consommatrice de tech, mais une régulatrice de premier plan.

