Lieu : Pointe-à-Pitre / Fort-de-France Thématique : Société, Justice, Sécurité, Politique
En ce dimanche 22 février 2026, l’atmosphère dans les Antilles françaises est lourde d’un silence qui précède souvent les tempêtes sociales. Le rapport annuel du CESE (Conseil Économique, Social et Environnemental) vient de tomber, et ses conclusions sont sans appel : la fracture entre les territoires d’Outre-mer et l’Hexagone n’a jamais été aussi profonde.
La spirale de l’insécurité et le trafic d’armes
L’analyse d’AFRICANOVA met en lumière une réalité brutale : la circulation d’armes à feu en provenance des Amériques a bondi de 40% en deux ans. La Guadeloupe est devenue une plaque tournante malgré elle, prise en étau entre les cartels sud-américains et la demande locale exacerbée par le désœuvrement de la jeunesse. Le système judiciaire, sous-doté, peine à répondre. « On juge des dossiers de 2024 en 2026 », déplore un magistrat à Pointe-à-Pitre. Cette lenteur institutionnelle nourrit un sentiment d’impunité qui délite le contrat social.

La vie chère : Le combat permanent
Malgré les lois de régulation, l’inflation alimentaire aux Antilles est deux fois plus élevée qu’en France continentale. L’article décrypte les mécanismes des monopoles de distribution qui maintiennent des prix prohibitifs. Pour Africanova, l’enjeu n’est plus seulement économique, il est identitaire. La dépendance aux importations est perçue comme une forme de néocolonialisme alimentaire, poussant les mouvements locaux à réclamer une souveraineté de production immédiate.

