Par la Rédaction d’AFRICANOVA.INFO Publié le 19 février 2026
I. Un face-à-face historique au tribunal de Los Angeles
Ce 19 février 2026, l’image de Mark Zuckerberg arrivant au tribunal civil de Los Angeles fait le tour du monde. Le PDG de Meta (maison-mère de Facebook, Instagram et WhatsApp) témoigne dans ce qui est déjà qualifié de « procès du siècle » pour l’économie de l’attention. Accusé par des dizaines de plaignants d’avoir délibérément conçu des algorithmes addictifs pour les jeunes utilisateurs, Zuckerberg joue gros : la crédibilité de son empire et des milliards de dollars en dommages et intérêts.
II. L’argumentaire de la défense : L’exutoire créatif contre la pathologie
Devant les jurés, la stratégie de Meta est claire. Les avocats du groupe soutiennent que les réseaux sociaux sont avant tout un « exutoire créatif » et un vecteur de lien social. Zuckerberg a martelé ce matin que Meta ne concevait plus d’applications pour « maximiser le temps d’écran », mais pour « optimiser la qualité des interactions ». Pourtant, les documents internes révélés par les plaignants suggèrent que la direction était consciente des risques de dépression et d’anxiété chez les adolescents dès 2021, sans pour autant modifier la structure de ses produits.

III. Vers une régulation mondiale ? L’impact pour l’Afrique et le Digital
Pour AFRICANOVA, l’enjeu dépasse les frontières californiennes. L’Afrique est le continent où la croissance du nombre de jeunes utilisateurs de réseaux sociaux est la plus rapide. Si Meta est condamné, cela pourrait forcer une refonte complète de la Tech mondiale : introduction de limites de temps obligatoires, interdiction des « scrollings infinis » pour les mineurs, et transparence totale sur les algorithmes. La Bonne Gouvernance numérique devient un impératif de santé publique mondiale.

