Introduction : L’Outre-mer en première ligne
En ce début d’année 2026, les Antilles et la Guyane ne sont plus seulement des destinations de rêve, mais le cœur battant d’une guerre asymétrique contre les cartels. Le 13 février, une opération coordonnée entre les Forces Armées aux Antilles (FAA) et la police judiciaire a permis de démanteler une plateforme de transit majeure en Martinique. Pour AFRICANOVA, cet événement marque l’accélération d’un plan de coopération régionale sans précédent, visant à transformer ces territoires en verrous sécuritaires face aux flux de cocaïne vers l’Europe.
La Martinique, hub stratégique et vulnérable
Le constat est sans appel : les saisies records de février (plus de 244 kg dissimulés dans des conteneurs de rhum) démontrent l’ingéniosité des trafiquants. La « méthode antillaise » de transit utilise désormais des vecteurs légitimes pour brouiller les pistes. En réponse, le gouvernement français a renforcé les moyens du Service d’Information, de Renseignement et d’Analyse Stratégique sur la Criminalité Organisée (SIRASCO). L’enjeu est de protéger l’économie locale contre l’injection massive d’argent sale qui déstabilise le commerce licite et alimente la corruption.

Coopération Sud-Sud : Barbade, Guyana et France
L’innovation majeure de 2026 réside dans la coopération opérationnelle. La saisie de 600 kg de cocaïne en mer, réalisée conjointement avec les garde-côtes de la Barbade, prouve que la souveraineté partagée est la seule réponse efficace. En Guyane, les opérations « Harpie » contre l’orpaillage illégal fusionnent désormais avec la lutte antistupéfiants, car les réseaux criminels mutualisent leurs routes logistiques à travers le fleuve Maroni. Pour Africanova, cette solidarité caribéenne est le socle d’une nouvelle « paix sécuritaire ».
Conclusion : Un défi de société pour les Antilles
La lutte contre le narcotrafic n’est pas qu’une affaire de police ; c’est un enjeu de développement. Sans une alternative économique robuste pour la jeunesse antillaise et guyanaise, les cartels continueront de recruter. Africanova plaide pour que les moyens saisis soient directement réinjectés dans des programmes d’éducation et de tech locale, transformant ainsi une menace en levier de résilience.

