Par la Rédaction d’AFRICANOVA.INFO Publié le 19 février 2026
I. L’offensive chinoise sur le marché nigérian
Le Nigéria, première économie numérique du continent, est devenu le nouveau champ de bataille des géants du e-commerce. L’application chinoise Temu, forte de ses prix ultra-agressifs, a conquis en moins d’un an près de 30% des parts de marché à Lagos et Abuja, menaçant directement les acteurs locaux comme Jumia. Mais ce 19 février 2026, le régulateur nigérian (NDPC) tape du poing sur la table.
II. La question brûlante de la protection des données
L’article détaille l’enquête ouverte contre Temu pour non-conformité au Nigeria Data Protection Act. Les autorités soupçonnent une collecte massive de données biométriques et financières sans consentement explicite, ainsi que leur transfert vers des serveurs hors de la juridiction africaine. C’est un dossier majeur pour la Vie des affaires : comment protéger les consommateurs sans freiner l’innovation et l’investissement étranger ?
III. Menace sur l’industrie locale et « Dumping » numérique
Au-delà des données, c’est un enjeu de Justice économique. Les commerçants locaux accusent Temu de dumping, vendant des produits à des prix inférieurs aux coûts de production locaux grâce à des subventions massives. Le gouvernement nigérian envisage une taxe spéciale sur le e-commerce transfrontalier pour rétablir une concurrence loyale et protéger les emplois dans le secteur manufacturier naissant.

IV. Conclusion : Le Nigéria, laboratoire de la résistance digitale
Si Abuja réussit à réguler Temu sans provoquer le départ de l’investisseur, cela fixera une jurisprudence pour toute la zone CEDEAO. Le message est clair : l’Afrique n’est plus un terrain de jeu dérégulé, mais un marché qui exige le respect de sa Souveraineté numérique.

