Par la Rédaction d’Africanova.info
ALGER – En ce début d’année 2026, l’Algérie franchit une étape décisive dans sa stratégie de diversification économique et de sécurité nationale. Avec l’inauguration du nouveau « Centre Africain de Cyber-Défense » (CACD) dans la technopole de Sidi Abdellah, Alger s’affirme comme le bouclier numérique du continent. Ce projet, soutenu par des partenariats stratégiques mondiaux, vise à protéger les infrastructures critiques africaines contre les menaces hybrides en constante augmentation.
La fin de la dépendance aux infrastructures étrangères
Pendant trop longtemps, les données sensibles des gouvernements africains ont été hébergées sur des serveurs situés en Europe ou aux États-Unis, posant un problème majeur de souveraineté. Le CACD d’Alger répond à ce défi en proposant un cloud souverain régional. Ce centre de données de « Tier IV » garantit une autonomie totale dans le traitement des informations stratégiques.
Pour Africanova, l’enjeu est clair : le digital est le nouveau champ de bataille de la puissance. En investissant massivement dans le chiffrement de données et l’intelligence artificielle appliquée à la surveillance des réseaux, l’Algérie ne se contente pas de protéger ses frontières ; elle offre un service de sécurité collective à l’ensemble des pays de l’Union Africaine.

Un écosystème de startups et de talents locaux
L’Algérie mise sur son capital humain. Le pays diplôme chaque année des milliers d’ingénieurs en informatique et en mathématiques appliquées. Le gouvernement a mis en place des incitations fiscales sans précédent pour les startups spécialisées dans la Cybersécurité et le Digital. L’objectif est de créer une « Silicon Valley de la défense numérique » capable d’exporter son expertise à travers toute l’Afrique.
Cette montée en puissance s’accompagne d’une dimension diplomatique. Alger devient le siège de la future agence de cybersécurité de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAF), assurant ainsi la sécurité des transactions financières transfrontalières qui transitent désormais par la nouvelle monnaie numérique, l’AFRI.

