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Crise au Venezuela : L’épreuve de force à Caracas et le spectre d’une déstabilisation régionale (1050 mots)

par Africanova
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Le cri de Caracas

En ce dimanche 15 février 2026, l’image de centaines d’étudiants et de leaders syndicaux entamant une grève de la faim sur la place Bolivar de Caracas fait le tour du monde. Ce mouvement, d’une ampleur inédite depuis les accords de transition de 2025, cristallise la frustration d’un peuple qui se sent trahi. La « Loi d’Amnistie Générale », pierre angulaire de la réconciliation nationale, est devenue le symbole de l’impasse politique vénézuélienne. Le pouvoir judiciaire, toujours étroitement contrôlé, multiplie les recours pour empêcher la libération des 450 prisonniers politiques restants, provoquant une étincelle qui menace d’embraser à nouveau le pays.

L’économie pétrolière : Un mirage pour le peuple ?

L’analyse de la situation économique révèle un paradoxe cruel. Grâce à la réouverture des vannes pétrolières et aux accords passés avec des entreprises européennes et américaines pour stabiliser le marché de l’énergie mondial, le Venezuela a vu ses revenus d’exportation bondir de 25 % en un an. Pourtant, cette manne financière ne ruisselle pas. Elle est massivement réinjectée dans l’appareil sécuritaire et les milices d’État pour maintenir un ordre fragile. L’inflation, bien que ralentie par rapport aux sommets de 2018, reste la plus élevée de la région, rendant les produits de base inaccessibles à 70 % de la population. Les réseaux de corruption liés à la distribution de l’aide alimentaire (CLAP) ont muté en cartels technologiques qui utilisent les cryptomonnaies pour blanchir les revenus détournés.

La géopolitique régionale : Le rôle du Brésil et de la Colombie

Au-delà des frontières vénézuéliennes, c’est toute l’Amérique du Sud qui retient son souffle. Le président brésilien, dans un communiqué de presse ce matin, a appelé à une médiation d’urgence de l’OEA (Organisation des États Américains). La crainte d’une nouvelle vague migratoire de grande ampleur — alors que plus de 7 millions de Vénézuéliens sont déjà en exil — pèse lourdement sur les budgets sociaux de Bogota et Brasilia. La Colombie, en particulier, craint que l’instabilité à Caracas ne serve de refuge aux groupes armés dissidents qui opèrent sur la frontière commune. L’enjeu de 2026 est de savoir si la pression diplomatique régionale sera suffisante pour forcer le gouvernement de Caracas à respecter ses engagements de libéralisation politique sans sombrer dans une nouvelle guerre civile.

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