En ce 14 février 2026, la Guadeloupe et la Martinique se trouvent à la croisée des chemins. Au-delà des clichés de cartes postales, une lame de fond sociopolitique secoue les archipels. Le débat sur la souveraineté alimentaire et l’accès à la terre est devenu le moteur d’une nouvelle conscience antillaise. Pour AFRICANOVA, il s’agit de comprendre comment ces territoires cherchent à briser la dépendance aux importations européennes pour bâtir un modèle résilient.
L’Urgence de la Réforme Foncière
La question du foncier agricole est au cœur des tensions. Une part croissante de la jeunesse antillaise revendique un accès facilité aux terres pour développer une agriculture biologique et locale, loin du modèle historique de la monoculture de la banane. Cette volonté de retour à la terre s’accompagne d’une exigence de « Justice Libre » concernant le dossier du chlordécone. La réparation ne passe plus seulement par les tribunaux, mais par une transition écologique financée et transparente. La bonne gouvernance locale est ici mise à l’épreuve : comment concilier développement touristique et préservation des terres nourricières ?

Économie Bleue et Digitalisation
Le numérique s’impose comme un outil de désenclavement. Des startups martiniquaises lancent des plateformes de circuit court connectant directement les pêcheurs et agriculteurs aux consommateurs urbains. Cette « Tech Créole » est le signe d’une économie qui se réinvente. L’ambition est de faire des Antilles un hub de l’économie bleue dans les Caraïbes, en misant sur l’énergie thermique des mers et la protection de la biodiversité marine, des thèmes qui résonnent avec les problématiques de l’Océan Indien traitées précédemment.

