La Côte d’Ivoire, leader mondial du cacao, vient de frapper un grand coup sur l’échiquier économique mondial ce 14 février 2026. Le gouvernement a annoncé l’interdiction progressive de l’exportation de fèves brutes d’ici 2030, couplée à un plan d’investissement massif dans les usines de transformation locale. C’est l’acte de naissance d’une souveraineté économique réelle.
La fin du pacte colonial agricole
Pendant des décennies, l’Afrique a produit ce qu’elle ne consommait pas et consommé ce qu’elle ne produisait pas. Ce plan ivoirien, soutenu par la Banque Africaine de Développement, vise à briser ce cycle. En transformant le cacao sur place, le pays crée des milliers d’emplois qualifiés, de la logistique à l’ingénierie agroalimentaire. La valeur ajoutée reste en Afrique, augmentant mécaniquement le PIB et les recettes fiscales nécessaires pour financer l’éducation et la santé.

Le Digital au service de la Traçabilité
Pour réussir ce pari, la Côte d’Ivoire déploie la « Green-Cocoa Tech ». Chaque sac de cacao est désormais doté d’une puce RFID liée à une blockchain. Cela garantit aux consommateurs européens (soumis aux normes strictes de déforestation) que le chocolat qu’ils achètent respecte l’environnement. Cette tech de pointe permet aux agriculteurs de vendre leurs produits à un prix premium sur le marché international, court-circuitant les intermédiaires spéculatifs de Londres ou Chicago.
Vie des Affaires et Culture entrepreneuriale
Ce changement de paradigme stimule une nouvelle génération d’entrepreneurs ivoiriens. On voit fleurir des marques de chocolat de luxe « Made in Abidjan » qui s’exportent désormais à Paris, Tokyo et Dubaï. La culture du business en Afrique change : on ne cherche plus seulement à extraire, on cherche à créer de l’excellence. La bonne gouvernance du secteur, avec une redistribution plus juste des bénéfices vers les paysans, assure une stabilité sociale indispensable à la croissance.

