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L’aide au développement : Pourquoi il est temps de fermer définitivement les robinets

par Africanova
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Introduction : Le deuil d’un modèle obsolète

En ce 11 février 2026, un constat s’impose avec une brutalité salutaire : soixante ans d’Aide Publique au Développement (APD) n’ont pas réussi à transformer structurellement les économies africaines. Pire, ce mécanisme, initialement conçu pour panser les plaies de l’après-guerre et de la décolonisation, est devenu une béquille qui empêche le patient de marcher seul. La rubrique SI DEBATE pose aujourd’hui la question que les diplomates évitent : et si le plus beau cadeau que le Nord pouvait faire à l’Afrique était de cesser toute aide ? Pour Africanova, l’heure n’est plus à la réforme de la charité, mais à son abolition au profit d’un capitalisme souverain.

I. L’aide comme instrument de maintien sous tutelle

L’aide au développement n’est jamais gratuite. Derrière les discours humanistes se cache une réalité géopolitique froide. En 2026, l’analyse des flux montre que l’aide est souvent « liée » : elle oblige les pays receveurs à attribuer des marchés publics aux entreprises du pays donateur. C’est un circuit fermé où l’argent repart presque instantanément vers le Nord sous forme de contrats d’infrastructure ou d’expertise.

De plus, l’aide crée ce que les économistes appellent la « paresse fiscale ». Pourquoi un gouvernement s’efforcerait-il de mettre en place un système de collecte d’impôts efficace et transparent si les lacunes budgétaires sont comblées chaque année par des bailleurs de fonds ? En fermant les robinets, on force les États à contracter un « pacte fiscal » avec leurs propres citoyens. Sans aide, le dirigeant devient comptable devant son peuple, et non devant une institution basée à Washington ou à Bruxelles. C’est le début de la véritable démocratie.

II. L’industrie de la pauvreté : Le business des ONG

L’aide a généré un écosystème massif de consultants, d’experts internationaux et d’ONG qui ont tout intérêt à ce que la pauvreté persiste pour justifier leur existence. En 2026, cette « industrie de la misère » capte une part substantielle des fonds avant même qu’ils n’atteignent le terrain.

L’article souligne l’effet pervers de l’aide humanitaire sur les marchés locaux. L’importation massive de riz ou de vêtements de seconde main sous forme de dons détruit systématiquement les filières agricoles et textiles locales. On ne peut pas construire une industrie nationale quand on est en compétition avec du « gratuit » subventionné par l’étranger. Fermer les robinets, c’est redonner de l’air aux producteurs locaux et permettre l’émergence d’un marché intérieur viable.

III. De la charité à l’investissement : Le changement de paradigme de 2026

L’Afrique ne veut plus être le « continent des victimes », elle veut être le « continent des partenaires ». Le débat au sein de SI DEBATE montre que les pays qui s’en sortent le mieux sont ceux qui ont remplacé l’aide par des investissements directs étrangers (IDE) productifs. Contrairement à l’aide, l’investisseur exige des résultats, de la transparence et des infrastructures fonctionnelles.

L’investissement crée des emplois, transfère des compétences et génère de la valeur ajoutée locale. En 2026, la montée en puissance des fonds souverains africains et de l’axe Afrique-Asie prouve que le capital est disponible pour ceux qui présentent des projets rentables. La charité est humiliante et aléatoire ; l’investissement est digne et contractuel. Le passage de l’un à l’autre est la marque de la maturité politique d’un État.

IV. La dette, ce poison lent déguisé en aide

Une grande partie de ce qu’on appelle « aide » est en réalité composée de prêts, certes à taux préférentiels, mais qui gonflent une dette insoutenable. En 2026, le service de la dette consomme parfois plus de 30% du budget de certains États, au détriment de l’éducation et de la santé.

L’article dénonce ce cercle vicieux où l’on emprunte pour rembourser les intérêts de l’aide passée. C’est une forme de néocolonialisme financier. En refusant l’aide, l’Afrique reprend la main sur sa politique monétaire et budgétaire. L’indépendance totale passe par la capacité à dire « non » aux crédits faciles qui hypothèquent l’avenir des générations futures. La souveraineté ne s’achète pas à crédit.

V. Le choc nécessaire : La thérapie par l’autonomie

Certes, une coupure brutale de l’aide provoquerait un choc macroéconomique à court terme. Mais ce choc est nécessaire. C’est une « thérapie de sevrage ». Les pays qui ont osé cette rupture (comme certains pays d’Asie du Sud-Est dans les années 80) ont connu une accélération fulgurante de leur croissance.

L’article conclut sur la nécessité pour l’Union Africaine de créer ses propres mécanismes de solidarité interne. Le Fonds Monétaire Africain, dont on parle depuis des années, doit devenir la seule instance de recours en cas de crise. La solidarité entre voisins est un moteur de développement ; la charité venue de loin est un frein à l’émancipation.

Conclusion : Pour une Afrique sans béquilles

Fermer les robinets de l’aide n’est pas un acte d’hostilité, mais un acte de confiance. C’est reconnaître que l’Afrique de 2026 possède les ressources, les talents et l’intelligence pour s’autofinancer. Pour Africanova, l’indépendance ne sera totale que le jour où le dernier bureau « Aide au Développement » d’une ambassade étrangère sera transformé en bureau « Partenariat Commercial ». Le destin de l’Afrique ne se joue pas dans la main tendue, mais dans le poing serré sur ses propres leviers économiques.

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