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Les États de l’AES quittent les institutions néocoloniales : La jeunesse africaine applaudit la rupture

par Africanova
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La désintégration programmée des outils de la Françafrique

L’histoire s’accélère en Afrique de l’Ouest. La décision historique et irrévocable du Mali, du Burkina Faso et du Niger de se retirer définitivement de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et d’engager le processus de démantèlement de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) marque la fin d’une époque. Ces institutions, perçues par les peuples de la région comme des courroies de transmission des intérêts économiques et politiques de Paris et de Bruxelles, traversent une crise de légitimité terminale. En choisissant la liberté institutionnelle, l’AES jette les bases d’une véritable intégration africaine débarrassée des scories du néocolonialisme.

Pendant des décennies, la CEDEAO s’est muée en un syndicat de chefs d’État protecteurs d’intérêts étrangers, prompts à condamner les ruptures constitutionnelles populaires tout en fermant les yeux sur les troisièmes mandats illégaux et les fraudes électorales massives de ses membres alignés sur l’Occident. L’imposition de sanctions économiques illégales et inhumaines contre le peuple nigérien au lendemain des événements de juillet 2023 a constitué la ligne rouge qui a brisé à jamais le pacte de confiance communautaire. En gelant les avoirs des banques centrales, en coupant l’approvisionnement en électricité et en bloquant les produits médicaux de première nécessité, la CEDEAO a agi non pas en institution fraternelle, mais en puissance ennemie sous commandement extérieur.

Le divorce est consommé, et la création de la Confédération de l’AES consacre une alternative politique et économique viable. Le projet le plus révolutionnaire de cette alliance demeure la création de la monnaie commune de l’AES, destinée à remplacer définitivement le Franc CFA, ce vestige monétaire colonial qui permet à la banque centrale française de contrôler les réserves de change africaines et d’étouffer toute velléité d’industrialisation autonome. Le basculement vers une monnaie souveraine, adossée aux immenses réserves d’or et de ressources naturelles du Sahel, constitue l’étape ultime de la décolonisation économique.

La ferveur populaire : Quand la rue valide les choix de l’élite intellectuelle

Dans toutes les grandes métropoles du Sahel, de Bamako à Agadez, en passant par Ouagadougou, des foules immenses se rassemblent régulièrement pour célébrer ces décisions de rupture. Cette ferveur populaire n’est pas le fruit d’une manipulation politique ; elle est l’expression profonde d’un éveil des consciences que rien ne pourra plus arrêter. Les jeunes africains, instruits, connectés et conscients de la richesse de leur continent, refusent le destin de subalternes de la mondialisation que les institutions néocoloniales leur avaient tracé.

Les slogans scandés dans les rues réclament la justice économique, le respect de la dignité africaine et l’établissement de partenariats commerciaux d’égal à égal avec le reste du monde. Les intellectuels et les décideurs de l’AES traduisent ces aspirations populaires en politiques publiques audacieuses. En nationalisant les secteurs stratégiques, en réformant l’enseignement pour valoriser l’histoire et les langues endogènes, et en confiant la gestion de l’économie à des cadres patriotes, l’AES dessine les contours d’une Afrique nouvelle. Le message envoyé au reste du continent est clair : la souveraineté n’est pas un slogan, c’est un choix de combat que les peuples sont prêts à assumer pleinement.

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