Par la Rédaction AFRICANOVA.INFO Johannesburg – Le Caire
Cinq ans après son arrivée à la tête de la Confédération Africaine de Football (CAF), le milliardaire sud-africain Patrice Motsepe se retrouve à la croisée des chemins. Si son mandat a indéniablement apporté une rigueur de gestion de type « corporate » à une institution autrefois au bord du gouffre financier, le prix de cette stabilité fait aujourd’hui l’objet d’un débat nationaliste intense à travers le continent.
Le « Mr. Propre » du Business Sportif
Le succès comptable est incontestable. Sous l’ère Motsepe, les revenus commerciaux de la CAF ont bondi de 35%, portés par une renégociation agressive des contrats de sponsoring. Le passage au modèle de « Super Ligue Africaine » (African Football League) a attiré des capitaux frais, notamment en provenance du Golfe et de partenaires technologiques asiatiques

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« Motsepe a parlé le langage des investisseurs là où ses prédécesseurs parlaient celui des coulisses politiques », analyse un expert en économie du sport basé à Lagos.
Le défi de l’indépendance institutionnelle
Cependant, l’ombre du « Dakar-Gate » et l’influence de la FIFA (analysée dans notre précédent article) pèsent lourdement sur son héritage. Pour beaucoup de présidents de fédérations, Motsepe a sacrifié l’autonomie de l’Afrique sur l’autel de la paix avec Zurich. La question de sa succession, ou d’un éventuel nouveau mandat, se cristallise autour d’un seul mot : Souveraineté. Peut-on être à la fois l’homme de la FIFA et le champion de l’Afrique ?

