Par l’Unité d’Investigation AFRICANOVA Le Caire – Zurich – Johannesburg
L’indépendance de la Confédération Africaine de Football (CAF) n’est-elle plus qu’un concept de façade ? Notre enquête révèle les rouages d’une influence croissante, presque tentaculaire, de la FIFA sur les décisions stratégiques du continent.
Le mécanisme de la « Tutelle Silencieuse »
Depuis 2024, un protocole d’accord technique, officiellement destiné à « professionnaliser » la gestion des fonds de la CAF, a permis à des émissaires de la FIFA de s’installer de manière permanente au siège du Caire. Nos documents exclusifs montrent que chaque décision majeure — de l’attribution des droits TV à la réforme des statuts électoraux — passe par une validation préalable de Zurich.
L’axe Infantino-Motsepe sous pression
Si Patrice Motsepe a stabilisé les finances de l’instance, ses détracteurs dénoncent une « diplomatie de la soumission ». Les critiques se cristallisent sur la gestion de la nouvelle « Super Ligue Africaine », dont le modèle économique semble calqué sur les intérêts des diffuseurs internationaux plutôt que sur la viabilité des clubs locaux.

- Le levier financier : 70% du budget de fonctionnement de certaines fédérations nationales dépend désormais des programmes « FIFA Forward », rendant toute opposition politique au sein de la CAF quasi impossible.
- La guerre des calendriers : Le passage de la CAN à un rythme quadriennal (sujet de tension majeur) est perçu comme une exigence de Zurich pour libérer de l’espace pour la nouvelle Coupe du Monde des Clubs.
Vers une scission ?
Certains « historiques » de la CAF commencent à évoquer la création d’un bloc de résistance de l’Afrique de l’Ouest et du Nord pour exiger une révision des accords de coopération. La question est simple : l’Afrique veut-elle être un partenaire ou une filiale ?

