Le Détroit de Taïwan : L’épicentre du séisme technologique
En ce début d’année 2026, la tension n’a jamais été aussi vive entre Pékin et Taipei. Au-delà des revendications territoriales classiques, c’est le contrôle de la « Silicon Shield » (le bouclier de silicium) qui est en jeu. Taïwan produit 90% des semi-conducteurs les plus avancés au monde, ces puces indispensables à l’intelligence artificielle, à la conquête spatiale et à l’armement moderne. Toute rupture de la chaîne d’approvisionnement plongerait l’économie mondiale dans une récession sans précédent.
La stratégie de Pékin : L’autosuffisance à tout prix
La Chine, sous la pression des sanctions occidentales, a investi plus de 150 milliards de dollars dans son propre secteur des puces. Cependant, le fossé technologique reste complexe à combler. En réponse, Pékin utilise le levier des « terres rares », dont elle contrôle la production mondiale, pour faire pression sur les alliés de Taïwan. Cette guerre de l’ombre influence directement les prix de la tech en Afrique et en Europe, où le coût des smartphones et des serveurs a bondi de 25% en six mois.
Les conséquences pour l’Afrique et l’Asie du Sud-Est
Pour les pays comme le Vietnam, la Malaisie ou même le Maroc (qui aspire à devenir un hub de composants automobiles), cette instabilité est à la fois un risque et une opportunité. On assiste à une « dé-risquage » des chaînes de production : les grandes multinationales comme Apple ou Samsung déplacent leurs usines de Chine vers l’Inde et l’ASEAN pour éviter d’être prises au piège d’un blocus naval autour de Taïwan.

Vers une nouvelle ère de blocs technologiques
Le monde se fragmente. D’un côté, le bloc mené par les USA avec le « Chips Act » ; de l’autre, la Chine et ses partenaires des BRICS+. Pour un journal comme AFRICANOVA, l’analyse est claire : les nations qui ne disposent pas de leur propre souveraineté numérique seront les vassales des puissances productrices de puces. La bonne gouvernance mondiale exige une régulation de cet oligopole technologique pour éviter une « fracture numérique de fer ».

