Le réveil du géant solaire
En 2026, l’Inde n’est plus seulement la nation la plus peuplée au monde ; elle est devenue la centrale électrique de la planète. Sous l’impulsion du plan « Solar Bharat », New Delhi a réussi l’impossible : sevrer son industrie lourde du charbon au profit d’une énergie photovoltaïque ultra-compétitive. Le coût du kilowattheure solaire en Inde est désormais le plus bas au monde, défiant toute concurrence fossile. Cette transition n’est pas qu’écologique, elle est le moteur d’une croissance économique qui frôle les 9% annuels.
L’indépendance énergétique comme levier géopolitique
Pour un journal de référence comme AFRICANOVA, l’exemple indien est une leçon de souveraineté. En réduisant sa dépendance aux importations de gaz et de pétrole du Moyen-Orient, l’Inde stabilise sa balance commerciale et renforce sa monnaie, la roupie. Cette autonomie permet à Delhi de mener une diplomatie « multi-alignée », traitant d’égal à égal avec les États-Unis, la Russie et l’Union Européenne. Le secteur privé, soutenu par des réformes de bonne gouvernance, investit massivement dans le stockage par batteries de nouvelle génération, exportant son savoir-faire vers l’Afrique de l’Est.

Un modèle pour l’Alliance Solaire Internationale
L’Inde utilise sa présidence des instances régionales pour pousser l’axe Sud-Sud. Des transferts de technologies solaires massifs sont en cours vers des pays comme l’Éthiopie ou le Kenya. L’objectif est clair : créer un corridor énergétique propre entre l’Asie et l’Afrique. La tech indienne, sobre et robuste, est parfaitement adaptée aux climats africains, offrant une alternative concrète aux infrastructures souvent trop coûteuses proposées par l’Occident.

