Introduction : Le logiciel, nouveau champ de bataille
Alors que le monde se focalisait sur le matériel, la Chine a discrètement pris le contrôle d’un levier bien plus puissant : l’Open Source. En ce début d’année 2026, les contributions chinoises sur les dépôts de code mondiaux ont surpassé celles des États-Unis. Pour AFRICANOVA, ce basculement signifie que les fondations mêmes de l’internet de demain (IA, Cloud, Blockchain) sont désormais écrites en mandarin.
I. OpenHarmony et EulerOS : La fin de l’hégémonie Android et Windows
La Chine ne se contente plus de créer des alternatives locales ; elle exporte ses systèmes d’exploitation.
- L’universalité du code : OpenHarmony est devenu, en 2026, le standard pour l’Internet des Objets (IoT) en Afrique et en Asie. Sa légèreté et sa modularité en font l’outil idéal pour les infrastructures intelligentes des villes africaines en pleine expansion.
- Le financement d’État : Contrairement au modèle occidental basé sur le bénévolat ou le mécénat privé, l’Open Source chinois est massivement subventionné par le gouvernement de Pékin. Cela permet une vélocité de mise à jour et une sécurité du code qui défient toute concurrence.

II. L’IA Générative et les modèles « Llama-C »
La réponse chinoise aux modèles d’OpenAI et Google repose sur une stratégie de « Libération du Savoir ».
- Démocratisation forcée : En publiant des modèles d’IA ultra-puissants en accès libre, la Chine casse le modèle économique payant de la Silicon Valley.
- Influence culturelle : Ces modèles sont entraînés sur des bases de données reflétant les valeurs et la vision du monde des pays du Sud, offrant une alternative au « biais occidental » des IA américaines.
III. Conclusion : Le piège de l’interdépendance
L’offensive Open Source est une arme à double tranchant. Elle offre aux pays en développement des outils gratuits et puissants, mais elle les rend structurellement dépendants de l’écosystème technique chinois. Une réflexion sur la gouvernance numérique s’impose pour AFRICANOVA.

