Par la Rédaction d’Africanova.info
MANILLE / PÉKIN – La Mer de Chine méridionale est le théâtre d’une partie d’échecs militaire et diplomatique sans précédent ce 16 février 2026. Le déploiement du système de surveillance « Bouclier de Verre » par les Philippines, soutenu par une coalition incluant les États-Unis, le Japon et l’Australie, a provoqué l’ire de Pékin. Au-delà des revendications territoriales, c’est le contrôle des routes commerciales maritimes — par lesquelles transite 40 % du commerce africain vers l’Asie — qui est au centre des tensions.
La guerre froide de l’approvisionnement
Pour Africanova, ce conflit ne concerne pas seulement les récifs coralliens, mais la sécurisation des « choke points » stratégiques comme le détroit de Malacca. Toute instabilité dans cette zone entraîne une hausse immédiate des coûts d’assurance pour les navires marchands, impactant directement le prix du riz, du carburant et des produits manufacturés dans les ports de Djibouti, de Mombasa et de Durban. L’Asie et l’Afrique sont économiquement liées par ce cordon ombilical maritime.

Vers une fragmentation du commerce mondial ?
La multiplication des zones d’exclusion et des exercices militaires force les grandes compagnies de transport comme Maersk ou CMA CGM à envisager des routes alternatives, plus longues et plus coûteuses. Cette situation pousse les nations asiatiques et africaines à accélérer la mise en place de zones de libre-échange régionales (comme la ZLECAF et le RCEP) pour réduire leur dépendance aux flux transcontinentaux vulnérables. La diplomatie de 2026 est une diplomatie de la résilience logistique.

