L’heure de la rupture technologique
Ce dimanche 15 février 2026, le siège de l’Union Africaine à Addis-Abeba a été le théâtre d’une annonce qui pourrait redéfinir la géopolitique de la santé pour la décennie à venir. Le lancement officiel d’AfricaHealth-Connect, le premier moteur de recherche et plateforme d’intelligence distribuée dédié à la R&D médicale africaine, marque la fin de l’ère de la « main tendue » sanitaire. Ce n’est pas seulement un outil numérique ; c’est le système nerveux d’une industrie pharmaceutique continentale en pleine naissance.
La fin du monopole des brevets et l’essor du « Sud Global »
Historiquement, l’Afrique importe 99% de ses vaccins et 70% de ses médicaments. Le traumatisme des crises sanitaires passées a servi de catalyseur. Aujourd’hui, AfricaHealth-Connect permet de briser les silos entre les chercheurs de Dakar, de Johannesburg et de Nairobi. En utilisant des protocoles de blockchain pour sécuriser la propriété intellectuelle, les chercheurs africains peuvent désormais partager des séquences génomiques et des résultats d’essais cliniques en temps réel, créant une force de frappe scientifique capable de rivaliser avec les géants occidentaux.

Un modèle économique basé sur l’autonomie
Le financement, nerf de la guerre, est assuré par un consortium de banques de développement africaines et des fonds privés. L’investissement de 5 milliards de dollars annoncé ne vise pas seulement la construction d’usines, mais le développement du capital humain. Le « Brain Gain » est au cœur de la stratégie : attirer les biostatisticiens et les virologues de la diaspora en leur offrant des outils de travail de classe mondiale. La MedTech africaine devient ainsi un secteur refuge pour les investisseurs en quête d’impact social et de rentabilité à long terme.

