L’horreur dans l’ombre des projecteurs
Alors que le monde discute de technologie et d’espace, le Soudan s’enfonce dans une nuit sans fin. Ce 13 février 2026, un incendie dévastateur a ravagé l’un des plus grands camps de déplacés près d’Al-Fashir. Le bilan est lourd : des centaines de tentes détruites, des stocks de nourriture partis en fumée et des milliers de familles à nouveau jetées sur les routes de l’exil intérieur. Pour AFRICANOVA, c’est le cri d’alarme d’un peuple oublié par les grandes puissances.
La sécurité au Soudan : Un chaos entretenu
L’incendie, selon les premiers rapports des ONG locales, ne serait pas accidentel. Il s’inscrit dans une tactique de la terre brûlée utilisée par les milices pour forcer les populations civiles à évacuer des zones stratégiques riches en ressources minières. La fragmentation du pouvoir à Khartoum empêche toute réponse coordonnée. Le Conseil de Sécurité de l’ONU est paralysé par les vetos croisés, laissant le peuple soudanais face à une crise humanitaire qui est désormais la plus grave au monde en 2026.

L’effondrement des systèmes de survie
Le secteur de la santé au Soudan est en état de mort clinique. Les hôpitaux restants manquent de tout : anesthésiants, antibiotiques, électricité. L’aide internationale n’arrive qu’au compte-gouttes, souvent bloquée par les belligérants qui utilisent l’aide humanitaire comme une arme de guerre. Africanova appelle à l’ouverture immédiate de corridors humanitaires sécurisés sous mandat africain. L’Union Africaine doit assumer son rôle de protecteur des civils là où les mécanismes mondiaux ont échoué.
Conclusion : Un impératif moral pour 2026
On ne peut parler de « Renaissance Africaine » tant que le Soudan saigne. La stabilité de l’Égypte, du Tchad et de l’Éthiopie dépend directement de ce qui se joue à Khartoum et au Darfour. La solidarité continentale doit s’exprimer par des actes, pas seulement par des communiqués de presse depuis Addis-Abeba.

