Introduction : La fin du complexe de l’aide
Le dossier « Grand Inga » en République Démocratique du Congo a longtemps été le symbole de l’impuissance africaine face aux conditionnalités des bailleurs internationaux. En ce 12 février 2026, le vent a tourné. Le consortium panafricain « Inga-Sovereign » a annoncé la clôture du financement du barrage Inga III sans aucune participation des institutions de Bretton Woods. L’Afrique utilise ses propres fonds souverains pour construire le moteur de son industrialisation.
I. Une puissance colossale pour un continent en marche
Avec une capacité projetée de 42 000 MW, le complexe Inga est destiné à devenir la plus grande centrale hydroélectrique du monde. L’actualité réside dans le « Power Purchase Agreement » (PPA) signé entre la RDC, l’Afrique du Sud et le Nigeria. Ce réseau de haute technologie transportera l’énergie propre vers les pôles industriels du continent.

AFRICANOVA.INFO souligne que cette énergie sera vendue prioritairement aux industries de transformation locale. L’objectif est clair : transformer le minerai sur place. Pourquoi exporter du cuivre brut quand on peut fabriquer des câbles et des moteurs avec une électricité à bas coût produite localement ? C’est le passage de l’économie d’extraction à l’économie de production, un basculement soutenu par les nouvelles directives de l’Union Africaine.
II. Géopolitique de l’électron
La position de force de l’Afrique est telle qu’en 2026, c’est l’Europe qui sollicite désormais le continent pour importer de l’hydrogène vert. Cependant, la doctrine « L’Afrique d’abord » prévaut. Les surplus ne seront exportés qu’une fois la demande intérieure satisfaite. Ce renversement place la RDC au centre de l’échiquier mondial de la transition énergétique, faisant du pays le « poumon électrique » de la planète.

