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La puissance du Grand Sud : Le nouvel axe Afrique-Asie-Amérique Latine

par Africanova
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Introduction : La fin de l’hégémonie unipolaire

En ce 11 février 2026, les manuels de géopolitique écrits à Londres ou à Washington sont devenus caducs. Nous assistons à la cristallisation d’une force que les experts appelaient autrefois avec mépris le « Tiers-Monde ». Aujourd’hui, le « Grand Sud » n’est plus un concept géographique, c’est un bloc de puissance économique, démographique et diplomatique. L’axe Afrique-Asie-Amérique Latine est en train de redéfinir les règles du commerce mondial et de la gouvernance internationale. La rubrique SI DEBATE analyse comment ce basculement n’est pas seulement une alternative, mais le nouveau centre de gravité de la planète.

I. L’éveil du géant : La synergie des trois continents

L’émergence du Grand Sud repose sur une complémentarité stratégique sans précédent. L’Asie (menée par la Chine, l’Inde et l’Indonésie) apporte la puissance industrielle et technologique ; l’Afrique fournit les ressources minérales critiques nécessaires à la transition énergétique mondiale et une jeunesse dynamique ; l’Amérique Latine (Brésil en tête) sécurise la souveraineté alimentaire et énergétique.

Cette synergie ne passe plus par les intermédiaires du Nord. En 2026, les contrats d’infrastructure à Luanda sont signés en Yuans ou en Roupies, et les entreprises brésiliennes de technologie agricole transforment les savanes du Mozambique. Cette déconnexion progressive du système financier atlantique réduit l’efficacité des sanctions occidentales et permet au Grand Sud de tracer sa propre voie de développement.

II. La dédollarisation : Le ciment financier de l’axe Sud-Sud

Le véritable levier de puissance du Grand Sud en 2026 est la monnaie. La militarisation du dollar a poussé les nations de l’axe Afrique-Asie-Amérique Latine à accélérer la création de systèmes de paiement alternatifs. L’usage des monnaies locales dans les échanges transfrontaliers est passé de marginal à majoritaire en moins de cinq ans.

Le développement de la « Nouvelle Banque de Développement » (la banque des BRICS+) offre désormais une alternative crédible au FMI. Contrairement aux institutions de Bretton Woods, ces nouveaux mécanismes n’imposent pas de réformes structurelles austères ou de leçons de morale politique. Ils financent des projets concrets : des ponts, des centrales solaires, des réseaux de fibre optique. Cette souveraineté financière est le socle sur lequel repose l’indépendance politique du bloc.

III. Une diplomatie de la neutralité active

Le Grand Sud impose en 2026 une nouvelle doctrine diplomatique : la neutralité active. Refusant de choisir un camp dans les tensions entre l’Occident et l’Orient, les pays de cet axe privilégient leurs intérêts nationaux et régionaux. L’Afrique, forte de ses 54 voix à l’ONU, agit désormais comme le pivot de cet équilibre.

Cette posture permet au Grand Sud de négocier d’égal à égal avec les anciennes puissances. Ce n’est plus l’Afrique qui quémande une place au Conseil de Sécurité, c’est le monde qui reconnaît que rien ne peut se décider sans le bloc du Sud. Cette diplomatie transactionnelle remplace la diplomatie idéologique, permettant une agilité qui déconcerte les anciennes chancelleries.

IV. Culture et Soft Power : La fin du complexe d’infériorité

La puissance du Grand Sud est aussi culturelle. Le succès planétaire de l’Afrobeats, de la K-Pop, du cinéma nigérian ou des telenovelas brésiliennes a brisé le monopole culturel de Hollywood. En 2026, un jeune à Bogota se sent plus proche de l’esthétique d’un artiste à Lagos que de celle d’une star à New York.

Ce Soft Power partagé crée une conscience collective. Il renforce le sentiment d’appartenance à un monde multipolaire et décomplexé. Pour Africanova, cette révolution des imaginaires est fondamentale : elle permet aux populations du Sud de se voir comme les acteurs de leur propre histoire, et non plus comme les spectateurs de celle des autres.

V. Les défis de la cohésion : Éviter une nouvelle dépendance

Cependant, l’axe du Grand Sud n’est pas sans risques. Le danger d’une « nouvelle dépendance », notamment vis-à-vis de la puissance chinoise ou indienne, est un sujet de débat brûlant. L’Afrique doit veiller à ne pas remplacer un maître par un autre. L’enjeu est de maintenir une multipolarité interne au sein même du Grand Sud.

L’article conclut sur la nécessité pour l’Afrique de renforcer ses propres institutions régionales pour ne pas être le « parent pauvre » de cette alliance. La puissance du Sud ne sera bénéfique pour les Africains que si le continent parle d’une seule voix et impose ses propres standards de transformation locale des ressources.

Conclusion : Le siècle du Sud

En définitive, la puissance du Grand Sud en 2026 est la preuve que l’histoire est un cycle. Après des siècles de domination occidentale, le monde revient à une forme d’équilibre où l’Asie, l’Afrique et l’Amérique Latine reprennent leur place naturelle. Pour l’Afrique, cet axe est une opportunité historique de sortir définitivement de la périphérie. Le nouvel ordre mondial ne se construit plus contre le Nord, mais sans lui lorsqu’il refuse de s’adapter. Le Grand Sud ne demande plus la permission d’exister ; il définit déjà le futur.

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