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Accueil Économie Maroc 2026 : Le Gouvernement de Samira Mansouri Face au Challenge de la Croissance Économique, du Stress Hydrique et des Réformes Sociales

Maroc 2026 : Le Gouvernement de Samira Mansouri Face au Challenge de la Croissance Économique, du Stress Hydrique et des Réformes Sociales

par Africanova
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I. Un Tournant Politique et Historique à Rabat

Le Royaume du Maroc franchit une étape majeure dans son histoire politique et institutionnelle. Avec la prise de fonction du gouvernement dirigé par Samira Mansouri, première femme à accéder à la primature dans le Royaume, le paysage exécutif marocain entre dans une ère de transformation axée sur l’efficacité opérationnelle, la modernisation des services publics et la consolidation du modèle de développement national.

Cette nomination intervient dans un contexte socio-économique caractérisé par des défis structurels de grande ampleur. Alors que le Maroc s’impose comme un hub industriel incontournable en Afrique du Nord et sur l’axe atlantique, les contraintes climatiques et l’inflation importée pèsent lourdement sur le pouvoir d’achat des ménages et sur l’équilibre des finances publiques. Le nouveau cabinet, composé d’un mélange de technocrates expérimentés et de figures politiques de premier plan, doit répondre immédiatement aux attentes élevées de la population.

La feuille de route gouvernementale, présentée devant le Parlement à Rabat, place l’urgence sociale et l’investissement stratégique au cœur des priorités nationales. Samira Mansouri a affirmé sa volonté d’accélérer les réformes engagées sous la vision royale, tout en offrant une nouvelle dynamique de rigueur budgétaire et de justice territoriale pour réduire les disparités entre les grandes métropoles côtières et les zones rurales de l’intérieur.

II. Le Stress Hydrique : L’Urgence Nationale et la Souveraineté en Eau

Le défi le plus pressant auquel est confronté le gouvernement Mansouri réside dans la gestion de la crise hydrique. Le Maroc traverse une période de sécheresse structurelle prolongée qui menace directement la productivité agricole, secteur qui emploie encore une part significative de la population active et contribue de manière déterminante au Produit Intérieur Brut national.

Pour faire face à cette situation critique, le gouvernement intensifie la mise en œuvre du Plan National de l’Eau. La stratégie repose sur la construction accélérée de stations de dessalement d’eau de mer alimentées par des énergies renouvelables, notamment le long du littoral atlantique. La mégastation de dessalement de Casablanca, associée aux projets de transfert d’eau entre les bassins hydrauliques du Nord et du Sud, constitue la colonne vertébrale de cette politique de sauvegarde.

En parallèle, le ministère de l’Agriculture déploie des programmes de modernisation des systèmes d’irrigation pour généraliser le goutte-à-goutte et limiter le gaspillage des ressources phréatiques. L’enjeu est double : garantir l’approvisionnement en eau potable des grands centres urbains et préserver la souveraineté alimentaire du pays face aux chocs climatiques récurrents.

III. Industrialisation, Transition Énergétique et Hub Atlantique

Sur le plan économique, le Maroc poursuit sa stratégie de montée en gamme industrielle et de diversification de ses exportations. Le secteur automobile, la construction aéronautique et l’industrie chimique liée aux phosphates restent les moteurs traditionnels de cette dynamique. Toutefois, le gouvernement Mansouri entend positionner le pays comme un leader mondial dans le domaine de l’hydrogène vert et des batteries pour véhicules électriques.

L’attraction des investissements directs étrangers est renforcée par la Charte de l’Investissement, qui offre des incitations fiscales et financières ciblées aux projets créateurs d’emplois durables dans les régions moins développées. Le développement des infrastructures portuaires, incarné par le complexe de Nador West Med et l’extension des capacités du port de Tanger Med, consolide le rôle du Maroc comme passerelle logistique majeure entre l’Afrique, l’Europe et les Amériques.

La vision stratégique portée par la primature vise également à valoriser la façade atlantique du continent, en favorisant l’accès des pays enclavés du Sahel aux infrastructures portuaires marocaines. Cette diplomatie économique d’intégration régionale renforce le statut de Rabat en tant que pôle de stabilité et de prospérité partagée en Afrique de l’Ouest et du Nord.

IV. La Réforme de l’État Social et l’Enjeu de l’Emploi des Jeunes

L’autre grand chantier prioritaire du gouvernement Mansouri concerne la finalisation de la couverture médicale universelle et la refonte du système de protection sociale. La généralisation de l’Assurance Maladie Obligatoire et le versement des allocations familiales directes visent à éradiquer la pauvreté extrême et à soutenir les classes moyennes.

Cependant, le financement pérenne de cet État social exige une rationalisation des dépenses publiques et une intégration progressive du secteur informel dans l’économie formelle. Le gouvernement doit mener de front la modernisation du système de santé public, la mise à niveau des hôpitaux régionaux et la revalorisation du corps médical pour répondre à la hausse de la demande de soins.

La question de l’emploi des jeunes reste le baromètre de la réussite gouvernementale. Face à un taux de chômage des diplômés qui demeure préoccupant, le gouvernement Mansouri mise sur la réforme du système éducatif et de la formation professionnelle. L’alignement des cursus universitaires sur les besoins réels du marché du travail, notamment dans le numérique, les énergies propres et la finance, constitue un impératif pour insérer durablement la jeunesse marocaine dans la dynamique de croissance.

V. Conclusion : Vers l’Échéance 2030 et l’Émergence d’un Modèle Régional

L’action du gouvernement Mansouri s’inscrit dans un horizon temporel structuré par la préparation des grands événements internationaux que le Maroc accueillera d’ici la fin de la décennie, notamment la Coupe du Monde de football 2030 organisée conjointement avec l’Espagne et le Portugal. Ces échéances imposent un rythme soutenu dans la livraison des projets d’infrastructures ferroviaires, hôtelières et numériques.

Le succès de Samira Mansouri reposera sur sa capacité à maintenir la cohésion de sa majorité parlementaire, à dialoguer efficacement avec les partenaires sociaux et à concrétiser les promesses de prospérité économique. Le Maroc s’affirme ainsi comme un modèle de transformation maîtrisée et de gouvernance ambitieuse sur le continent africain.

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