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Gabon-FMI : La bataille de l’audit ou le refus du diktat comptable des passifs hérités

par Africanova
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Par la rédaction d’Africanova

Introduction : Le bras de fer des données financières

Dans le cadre de la transition politique dirigée par le général Brice Clotaire Oligui Nguema, les relations entre Libreville et les institutions de Bretton Woods ont pris une tournure éminemment politique. En juillet 2026, le président de la transition a adopté une posture de fermeté inédite lors de ses interventions publiques : le refus catégorique de signer un quelconque programme d’ajustement structurel avec le FMI sans un audit indépendant préalable et exhaustif de la dette gabonaise. Ce positionnement met en lumière la volonté du nouveau pouvoir de ne pas assumer aveuglément les passifs financiers et les engagements hors-bilan contractés par la dynastie déchue d’Ali Bongo entre 2016 et 2024. [1, 2, 3]

1. La rationalisation souveraine : L’audit du passif contre l’asphyxie budgétaire

L’encours de la dette publique gabonaise, estimé au milieu de l’année 2026 entre 70 % et 74 % du PIB (soit environ 8 700 milliards de francs CFA), flirte dangereusement avec les seuils de viabilité de la zone CEMAC. Face à cette situation, l’expertise du FMI pousse traditionnellement vers des coupes sombres dans les dépenses d’investissement public et une austérité budgétaire immédiate. Le gouvernement de transition prend le contre-pied de cette approche orthodoxe en initiant, le 17 juin 2026, un audit global mené par une commission spéciale. [1, 2, 3, 4]

L’objectif de Libreville est double :

  • Identifier précisément les projets fictifs ou inaboutis ayant donné lieu à des décaissements non traçables vers le Trésor public sous l’ancien régime.
  • Contester la légitimité de certaines créances extérieures avant de s’engager dans de nouvelles lignes de crédit multilatérales. [1]

Bien que le Gabon ait récemment sécurisé un financement additionnel de 150 millions de dollars auprès de la Banque mondiale, les autorités maintiennent que la souveraineté économique nationale exige la transparence absolue sur les errements comptables du passé avant toute validation internationale.

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