Missiles sur le Saint-Sépulcre : L’escalade de trop ?
JÉRUSALEM – Le choc est mondial. Ce samedi de Shabbat, alors que le silence religieux enveloppait la ville sainte, des débris de missiles interceptés sont retombés à proximité immédiate du Saint-Sépulcre. Bien que le dôme de fer (Iron Dome) ait rempli sa mission, la symbolique est désastreuse. Frapper Jérusalem, c’est toucher au cœur de l’équilibre confessionnel mondial.
La France sur le fil du rasoir : La mission Barrot
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, est arrivé en urgence à Tel-Aviv ce matin. Sa mission : maintenir un canal de discussion avec le Liban tout en réaffirmant le soutien indéfectible de la France à la sécurité d’Israël. Mais à Jérusalem, le message passe mal. Les autorités israéliennes reprochent à Paris une « position d’équilibriste » qui, selon elles, manque de clarté face au Hezbollah.

La France tente d’imposer un plan de désarmement du Hezbollah au Sud-Liban, s’appuyant sur une version renforcée de la résolution 1701 de l’ONU. Cependant, sur le terrain, l’influence française s’étiole. Les acteurs locaux perçoivent la diplomatie française comme une nostalgie de son mandat historique au Levant, déconnectée de la réalité brutale des rapports de force militaires actuels.
Le Liban : Entre souveraineté et chaos
À Beyrouth, la population est prise en otage. Le pays, déjà en faillite économique, ne peut supporter une nouvelle guerre totale. La stratégie française de vouloir « aider à désarmer » sans s’impliquer militairement est jugée illusoire par de nombreux analystes de la région. « On ne désarme pas une milice idéologique avec des communiqués de presse », confie un diplomate en poste à Beyrouth.

