Pointe-à-Pitre & Fort-de-France, Mars 2026 — « Le pétrole à 150 dollars n’est plus une menace, c’est notre moteur de changement. » Ces mots du président de la collectivité territoriale de Martinique résument l’état d’esprit aux Antilles. En 2026, l’insularité, autrefois un handicap, devient un laboratoire de la souveraineté énergétique.
Le choc pétrolier comme déclencheur
Avec la fermeture intermittente du détroit d’Ormuz (voir Dossier I), l’approvisionnement des centrales thermiques de Guadeloupe et de Martinique est devenu un cauchemar logistique et financier. L’inflation galopante sur les produits de première nécessité a poussé l’État français à déclencher le plan « Horizon Vert 2026 ».
Les trois piliers de la résilience antillaise
- La Géothermie de rupture : La centrale de Bouillante en Guadeloupe a doublé sa capacité en 18 mois. En exploitant la chaleur volcanique, l’île réduit sa dépendance aux importations de fioul de 40 %.
- L’Otec (Énergie Thermique des Mers) : En Martinique, les premiers prototypes industriels utilisant la différence de température entre les eaux de surface et les eaux profondes alimentent désormais les zones industrielles.
- Le stockage par Hydrogène : Le surplus d’énergie solaire produit durant la journée est transformé en hydrogène vert pour alimenter les transports en commun et les flottes de pêche, créant une boucle fermée décarbonée.

Un enjeu social et politique
Cette transition n’est pas seulement technique ; elle est la réponse directe aux mouvements sociaux de 2025 contre la vie chère. En produisant leur propre énergie, les Antilles s’émancipent des fluctuations du marché mondial. En 2026, le « panier vert » (produits locaux et énergie locale) est devenu le seul rempart contre l’effondrement du pouvoir d’achat importé de l’Hexagone.

