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Diplomatie de l’ombre : Ces pays africains qui négocient entre Téhéran et Washington

par Africanova
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Par la Rédaction Géopolitique d’Africanova.info Grand Format — 09 Mars 2026

L’Afrique, nouveau centre de gravité diplomatique

Alors que le détroit d’Ormuz est devenu une poudrière et que les menaces nucléaires s’échangent entre la Maison Blanche et Téhéran, un phénomène inédit se produit : les grandes puissances se tournent vers l’Afrique non plus pour ses ressources, mais pour son génie diplomatique. Dans ce duel entre le « Lion perse » et l’administration Trump, le continent africain s’impose comme le seul médiateur capable de parler aux deux camps sans parti pris idéologique.

Le Canal Algérien : Le retour du « Pivot d’Alger »

L’Algérie a repris son rôle historique de « facilitateur de l’ombre ». En ce 9 mars 2026, des sources diplomatiques confirment que la villa des hôtes à Alger accueille des délégations de bas niveau mais de haute influence. Pourquoi l’Algérie ? Parce qu’elle possède une mémoire institutionnelle unique : c’est elle qui avait dénoué la crise des otages américains en 1981.

Aujourd’hui, le ministre algérien des Affaires étrangères multiplie les navettes. Téhéran voit en Alger un partenaire respectueux de la souveraineté, tandis que Washington y voit un interlocuteur pragmatique capable de faire entendre raison aux Gardiens de la Révolution sur la liberté de navigation. L’enjeu des discussions : une « désescalade par le pétrole ». L’Algérie propose un mécanisme où l’Iran rouvrirait le détroit en échange d’une « exception humanitaire » élargie permettant l’exportation de volumes supervisés de brut iranien vers les marchés émergents.

L’Afrique du Sud et l’axe des BRICS+

À Pretoria, l’approche est plus globale. L’Afrique du Sud, pilier des BRICS+, utilise sa présidence tournante pour coordonner une position commune avec la Chine et le Brésil. L’objectif est d’empêcher que le conflit ne dégénère en une guerre totale qui ruinerait les économies du Sud.

Le président sud-africain a été clair : « Le monde ne peut pas être l’otage d’un bras de fer entre deux nations. » Pretoria propose de sécuriser une route alternative via le Cap de Bonne-Espérance, mais demande en contrepartie des garanties de la coalition Trump-Netanyahou pour ne pas sanctionner les pays africains qui continueraient de commercer avec des partenaires iraniens dans des secteurs non militaires.

La « Bonne Gouvernance » au service de la Paix

Cette médiation africaine n’est pas qu’une question de politique étrangère. Elle est le reflet d’une nouvelle gouvernance continentale. Pour Africanova, il est évident que la stabilité intérieure de pays comme le Ghana, le Kenya ou le Maroc leur donne la crédibilité nécessaire pour s’asseoir à la table des grands. En montrant qu’elle peut gérer ses propres crises de manière autonome, l’Afrique prouve qu’elle est prête à gérer les crises du monde.

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