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L’Alliance des États du Sahel (AES) : Un front uni contre l’ingérence en Iran et pour un Sud Global souverain

par Africanova
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Introduction : La rupture avec l’ordre ancien

Bamako, Ouagadougou, Niamey. Trois capitales, une seule voix. Face à l’agression subie par l’Iran, l’Alliance des États du Sahel (AES) a réagi avec une virulence qui tranche avec la prudence de l’Union Africaine. Pour ces nations qui ont expulsé les forces occidentales de leurs territoires, le conflit en Iran est le miroir de leur propre lutte pour la libération nationale. AFRICANOVA.INFO décrypte pourquoi le Sahel se sent solidaire de Téhéran en ce 05 mars 2026.

I. La rhétorique anti-impérialiste comme ciment de l’AES Dans un communiqué conjoint, le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont dénoncé ce qu’ils appellent « la barbarie de l’impérialisme néocolonial ». Pour les leaders de l’AES, l’attaque contre l’Iran est une preuve supplémentaire que les puissances occidentales ne tolèrent aucune nation cherchant à s’extraire de leur tutelle technologique et militaire. Cette solidarité idéologique renforce le sentiment d’appartenance à un « Sud Global » combatif et décomplexé.

II. L’axe stratégique Sahel-Iran : Plus qu’une alliance de façade

Depuis 2024, les relations entre les pays de l’AES et l’Iran se sont intensifiées, notamment dans les domaines de la santé, de l’agriculture et de la défense (drones). En 2026, Téhéran est devenu un partenaire technologique clé pour le Sahel. Une attaque contre l’Iran est donc perçue par l’AES comme une attaque indirecte contre leur propre capacité à se moderniser sans passer par Paris ou Washington.

III. Impacts économiques : La résilience face à l’inflation mondiale

Le Sahel, déjà fragilisé par les sanctions passées et l’insécurité, doit maintenant faire face à la flambée du prix des hydrocarbures causée par la guerre en Iran. Cependant, l’AES mise sur une solidarité interne et sur des accords préférentiels avec la Russie et les pays du Golfe non-alignés. Les gouvernements sahéliens préparent leurs populations à une « économie de guerre », mettant l’accent sur l’autosuffisance alimentaire et la consommation locale (le « Consommer Sahélien »).

IV. La voix du peuple : Mobilisation et soutien populaire

Dans les rues de Bamako et de Ouagadougou, des manifestations de soutien à l’Iran ont éclaté. La jeunesse sahélienne, très active sur les réseaux sociaux, voit en la résistance iranienne un exemple à suivre. Les médias d’État des pays de l’AES relaient massivement les images du conflit, cadrées sous l’angle de la résistance patriotique contre l’oppression globale. C’est une bataille de narratifs où l’Occident semble avoir perdu pied au Sahel.

Conclusion : Un nouveau bloc de puissance

L’AES ne se contente plus de gérer ses crises internes. En prenant position sur un conflit majeur au Moyen-Orient, elle affirme sa stature internationale. Pour le Sahel de 2026, la liberté ne se négocie pas, elle s’arrache, que ce soit sur les rives du fleuve Niger ou sur les plateaux de l’Iran.

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