Vers une Justice Universelle ou la Rupture Définitive avec le Sud Global ?
Par la Rédaction d’AFRICANOVA.INFO Février 2026 – La Haye / Addis-Abeba / New York
I. Le Crépuscule d’un Modèle Judiciaire Unilatéral
En ce 28 février 2026, la Cour Pénale Internationale (CPI) ne lutte plus seulement contre l’impunité, elle lutte pour sa propre survie. Depuis sa création par le Statut de Rome, la Cour a été perçue par une large partie du continent africain comme un instrument de pression occidentale, une « justice des vainqueurs » qui ne s’appliquerait qu’aux dirigeants du Sud. Cependant, l’année 2026 marque un tournant historique : sous la pression conjointe de l’Union Africaine (UA) et des BRICS+, une réforme radicale est sur la table. L’enjeu est simple : soit la CPI devient réellement universelle, soit elle disparaîtra au profit de tribunaux régionaux souverains.
II. L’Amérique de Trump et le Sabotage du Droit International
Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche a agi comme un catalyseur de crise. En rétablissant des sanctions agressives contre les juges et les procureurs de La Haye qui tentaient d’enquêter sur des intérêts américains ou alliés, Washington a envoyé un message clair : la force prime sur le droit. Pour AFRICANOVA, cette posture américaine a paradoxalement renforcé la solidarité africaine. La « Justice Libre » ne peut exister sous la menace de sanctions financières. Ce dossier explore comment les leaders africains utilisent ce vide laissé par l’éthique occidentale pour proposer une refonte totale de la gouvernance judiciaire mondiale.
III. La Réforme du Statut de Rome : Inclure les Crimes Économiques et Environnementaux
La grande enquête d’AFRICANOVA révèle les détails de la proposition de réforme portée par le Nigeria, l’Afrique du Sud et le Kenya. L’idée est d’élargir la compétence de la CPI aux « Crimes Économiques de Haute Volée » et au « Larcins Environnementaux ». En 2026, la pollution massive d’un delta ou le pillage organisé des ressources minières par des multinationales doivent être jugés au même titre que les crimes de guerre. C’est ici que se joue la véritable équité : si un seigneur de guerre est poursuivi, un dirigeant de firme internationale responsable de milliers de morts par empoisonnement chimique doit l’être aussi.

IV. L’Émergence de la Cour Africaine : La Souveraineté Juridique en Marche
Face aux lenteurs de La Haye, la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) monte en puissance. Ce dossier analyse le transfert de compétences vers Arusha, où les magistrats africains développent une jurisprudence adaptée aux réalités socioculturelles du continent. Le concept de « Justice Restaurative », plus proche des traditions africaines que le modèle punitif européen, gagne du terrain. C’est une affirmation de la Bonne Gouvernance : l’Afrique est capable de juger ses propres fils, sans interférence, garantissant ainsi une stabilité durable pour la vie des affaires et la paix sociale.

