Un pays riche à genoux
Le gouvernement de Caracas a lancé ce jour un appel solennel aux Nations Unies, exhortant Washington à lever ce qu’il qualifie de « blocus criminel ». Malgré des réserves pétrolières parmi les plus importantes au monde, le Venezuela de 2026 est un pays étranglé par des années de sanctions systémiques. L’infrastructure pétrolière, faute de pièces de rechange et d’investissements étrangers, fonctionne à peine à 30 % de sa capacité.
I. L’impact social d’une économie de sanctions
Le drame vénézuélien est avant tout humain. L’inflation, bien que ralentie par rapport aux records des années 2020, continue de dévorer le pouvoir d’achat. Le cri de Caracas n’est pas seulement politique ; il reflète l’urgence de réparer un système de santé et un réseau électrique en déliquescence. Washington conditionne toute levée de sanctions à des réformes démocratiques que le pouvoir en place juge attentatoires à sa souveraineté.

II. Le rôle des nouveaux alliés (Chine, Iran, Russie)
Pour survivre, le Venezuela s’est tourné vers un axe de coopération alternatif. Le troc « pétrole contre technologie » avec la Chine et l’Iran a permis de maintenir un semblant de stabilité. Mais cette dépendance vis-à-vis de puissances lointaines pose la question de l’autonomie réelle du pays. Pour AFRICANOVA, le cas du Venezuela illustre comment l’arme financière est devenue, en 2026, aussi dévastatrice que l’arme nucléaire dans les relations internationales.

