Une Révolution Silencieuse dans l’Océan Indien
L’annonce a fait l’effet d’une bombe sociale : Moroni a acté une hausse de 100 % des cotisations pour la protection des travailleurs. Dans un archipel souvent perçu comme fragile, cette réforme audacieuse marque la volonté des Comores de construire un État Providence moderne. C’est un signal fort envoyé aux investisseurs : la stabilité des affaires passe par la sécurité des employés.
I. Formaliser l’Informel
Le défi majeur des Comores, comme de nombreux pays africains, est l’économie informelle. En doublant les cotisations, l’État crée un fonds de garantie robuste qui incite les travailleurs à sortir de l’ombre pour bénéficier d’une couverture santé et d’une retraite. C’est une stratégie de « bonne gouvernance » qui renforce le contrat social et stabilise l’économie nationale à long terme.

II. Un Modèle pour les Petits États Insulaires
En réussissant cette transition, les Comores prouvent que la taille d’un pays n’est pas un frein à l’ambition législative. Cette réforme est suivie de près par les voisins de la région (Madagascar, Maurice), car elle pose les bases d’une économie résiliente face aux chocs extérieurs. La protection sociale n’est plus vue comme un coût, mais comme un investissement dans la paix sociale.

