L’Escalade Totale sur la Ligne Durand
La tension qui couvait depuis des années entre Islamabad et le régime de Kaboul a explosé ce 27 février 2026. Ce qui n’était que des escarmouches frontalières s’est transformé en une guerre ouverte de haute intensité. Des frappes aériennes pakistanaises ont visé des bastions présumés du TTP (Tehrik-i-Taliban Pakistan) à l’intérieur du territoire afghan, déclenchant une riposte immédiate de l’artillerie talibane sur les postes frontières de Chaman et Torkham.
I. La Rupture de l’Alliance Historique
Pendant des décennies, le Pakistan a été le parrain discret des mouvements en Afghanistan. Aujourd’hui, le monstre a échappé à son créateur. Islamabad accuse Kaboul d’offrir un sanctuaire aux groupes terroristes qui déstabilisent ses provinces de l’ouest. De son côté, le gouvernement taliban dénonce une violation de sa souveraineté et une tentative du Pakistan de détourner l’attention de ses propres crises économiques internes.
II. L’Implication des Puissances Régionales
Cette guerre n’est pas qu’un duel. La Chine, qui investit massivement dans le corridor économique sino-pakistanais (CPEC), observe avec une inquiétude croissante. Une déstabilisation prolongée du Pakistan menacerait les routes de la soie. Quant à l’Inde, elle surveille le flanc ouest avec une vigilance armée, craignant une contagion de l’instabilité vers le Cachemire.

III. Une Crise Humanitaire Imminente
Les populations civiles de part et d’autre de la frontière sont en fuite. Plus de 200 000 réfugiés sont signalés sur les routes, alors que l’hiver n’a pas encore lâché prise. Le risque d’une « guerre de l’eau » s’ajoute au conflit territorial, car les projets de barrages sur les fleuves transfrontaliers deviennent des cibles militaires.
Pour AFRICANOVA, ce conflit illustre l’échec d’une diplomatie régionale basée sur l’instrumentalisation de groupes radicaux. La sécurité en Asie centrale ne pourra se rétablir que par une reconnaissance mutuelle des frontières et une coopération sincère, des concepts qui semblent aujourd’hui avoir été balayés par le vent de la guerre.

