Bombay, 18 février 2026. Sous les ors du palais de l’innovation de Bombay, le président Emmanuel Macron et le Premier ministre Narendra Modi ont scellé ce matin ce qu’ils appellent le « Partenariat stratégique global spécial ». Ce n’est plus seulement une alliance commerciale, c’est un rempart contre la bipolarisation technologique du monde entre Washington et Pékin.
L’IA éthique : Le « Troisième Bloc » numérique
L’annonce la plus marquante concerne l’inauguration de l’Année franco-indienne de l’innovation. Les deux dirigeants ont signé un accord pour la création d’un écosystème d’IA souveraine. L’objectif ? Développer des modèles de langage (LLM) qui respectent les spécificités culturelles et les régulations européennes (IA Act) tout en profitant de la puissance de calcul indienne. « Nous ne voulons pas d’une IA qui nous impose une vision du monde unique », a déclaré Emmanuel Macron. Ce projet inclut un investissement conjoint de 15 milliards d’euros pour bâtir des centres de données sécurisés.

Défense : Au-delà du Rafale, l’aventure sous-marine
Si la vente de 26 nouveaux Rafale Marine pour le porte-avions INS Vikrant est actée, le sommet a surpris par son volet naval. La France transférera des technologies critiques pour la propulsion anaérobie des sous-marins indiens, une première pour un pays membre de l’OTAN. Cette décision vise à contrer l’expansionnisme chinois en mer d’Andaman. Pour Omondo.info, les analystes y voient la naissance d’un axe Paris-Delhi capable de stabiliser l’Indo-Pacifique sans l’arbitrage systématique des États-Unis.
Conclusion et Perspectives
Le sommet se terminera demain à New Delhi par une rencontre avec les patrons de Google et d’Anthropic, soulignant que la diplomatie de 2026 se joue autant avec les États qu’avec les titans de la tech.

