Par la Rédaction d’AFRICANOVA.INFO Publié le 24 Février 2026
Le miracle de Quito
L’Équateur revient de loin. Après une année 2025 marquée par des sécheresses historiques ayant paralysé ses centrales hydroélectriques, le pays affiche aujourd’hui une résilience qui force l’admiration. Ce 24 février 2026, une mission du Fonds Monétaire International (FMI) a officiellement salué les réformes structurelles menées par le gouvernement de Quito pour diversifier son mix énergétique et stabiliser ses finances publiques.
Le pays a réussi à transformer une crise majeure en opportunité. En ouvrant le secteur des énergies renouvelables (solaire et éolien) aux investissements privés internationaux, l’Équateur a réduit sa dépendance à l’eau de 30% en seulement 18 mois. Cette agilité a permis de relancer l’appareil productif et de rassurer les créanciers internationaux.

Dollarisation et discipline budgétaire
L’autre pilier de cette réussite est le maintien rigoureux de la dollarisation, qui a protégé l’Équateur de l’hyperinflation touchant ses voisins. Cependant, cette stabilité a un coût social. Le gouvernement a dû supprimer les subventions aux carburants, une mesure impopulaire mais jugée nécessaire par le FMI pour assainir les comptes.
Pour compenser, Quito a lancé un programme de protection sociale « nouvelle génération » ciblant les populations les plus vulnérables. C’est ce modèle — alliant rigueur libérale et filet de sécurité ciblé — que le FMI souhaite désormais exporter vers d’autres économies émergentes, notamment en Afrique.
AFRICANOVA.INFO note que l’Équateur devient un cas d’école : comment une nation de taille moyenne peut survivre aux chocs climatiques et financiers en misant sur la transparence et l’innovation énergétique.

