Par la Rédaction d’AFRICANOVA.INFO Publié le 24 Février 2026
Un basculement géopolitique majeur
Le Sahel est le théâtre d’une reconfiguration sécuritaire sans précédent. Au Burkina Faso, l’année 2026 marque la consolidation d’un axe stratégique avec Moscou qui redessine les cartes de la lutte contre le terrorisme. Ce choix, dicté par une volonté de rupture avec les schémas de coopération traditionnels, soulève autant d’espoirs que d’interrogations au sein de la communauté internationale.
L’efficacité opérationnelle en question
Sur le terrain, la présence d’instructeurs et de matériel militaire russe (drones de surveillance, hélicoptères d’attaque de dernière génération) a permis une reprise de contrôle de plusieurs zones « grises » dans le Nord et l’Est du pays. La stratégie de Ouagadougou repose sur une intégration totale entre les Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) et les forces régulières, encadrées par une expertise tactique nouvelle.
Cette coopération ne se limite pas au militaire. Elle s’étend désormais à la sécurité des sites miniers, garantissant que les revenus de l’or burkinabé servent à l’effort de guerre et au développement national, loin des circuits de contrebande qui alimentaient auparavant les groupes armés.

Les conséquences régionales et diplomatiques
Ce virage stratégique a créé une onde de choc au sein de la CEDEAO et de l’Union Africaine. Si certains y voient une menace pour la stabilité démocratique, d’autres observent avec pragmatisme les résultats sur la sécurisation des populations civiles. L’Alliance des États du Sahel (AES) se renforce, créant un bloc de défense mutuelle qui se veut imperméable aux influences occidentales.
Les risques d’une dépendance nouvelle
Le défi pour le Burkina Faso en 2026 est d’éviter de remplacer une dépendance par une autre. La souveraineté revendiquée par le Capitaine Ibrahim Traoré exige une diplomatie d’équilibre. L’engagement russe, bien qu’efficace militairement, impose des contreparties économiques, notamment dans le secteur minier et énergétique (nucléaire civil), qui devront être gérées avec une extrême vigilance pour préserver l’intérêt national à long terme.

