Par la Rédaction d’AFRICANOVA Publié le 20 Février 2026 à Singapour
Introduction : Le détroit de la peur
Le monde retient son souffle. Ce matin, les images satellites montrent une concentration navale sans précédent au large des îles Spratleys. Ce qui n’était qu’une querelle territoriale entre Pékin et Manille s’est mué en un bras de fer mondial impliquant les États-Unis, le Japon et l’Australie. Mais au-delà des canons, c’est l’artère jugulaire de l’économie mondiale qui est menacée. Pour AFRICANOVA, ce conflit est le test ultime de la résilience des chaînes d’approvisionnement du 21e siècle.
1. L’Analyse du Conflit : Pourquoi 2026 est l’année charnière
Pékin a déclaré une « zone de défense aérienne » sur la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, une décision jugée illégale par le tribunal de La Haye mais appliquée par la force.
- Tensions énergétiques : Les gisements de gaz sous-marins, cruciaux pour la transition énergétique asiatique, sont au cœur des convoitises.
- La guerre des semi-conducteurs : Le blocage des routes maritimes autour de Taïwan et des Philippines paralyse les livraisons de puces électroniques, indispensables à l’industrie automobile et au secteur tech en Afrique.
2. L’Impact Catastrophique pour l’Afrique et l’Océan Indien
L’Afrique n’est pas une spectatrice lointaine.

- Le coût du fret : Si les navires doivent contourner la zone par le sud de l’Australie, le temps de trajet vers les ports de Dar es Salaam ou Durban augmente de 15 jours.
- Inflation importée : Une hausse de 20% du prix des produits manufacturés en Afrique est à prévoir si le blocus persiste plus de deux semaines.
- Sécurité à Djibouti : La base navale chinoise à Djibouti prend une dimension stratégique nouvelle, devenant un point de projection de force pour Pékin en dehors de ses eaux.
3. Vers une nouvelle diplomatie maritime
Ce conflit impose à l’UA de repenser sa stratégie. La dépendance excessive aux routes maritimes contrôlées par des puissances en conflit est un risque souverain. AFRICANOVA plaide pour une accélération des corridors terrestres transafricains pour réduire cette vulnérabilité.

