La Dédollarisation : Une Réalité Africaine ? Le sommet financier de Johannesburg de ce mois de février 2026 a mis en lumière une tendance lourde : l’utilisation croissante du Yuan (RMB) dans les transactions commerciales sino-africaines. Pour Africanova, ce virage répond à une nécessité de réduire l’exposition au risque de change du dollar. Cependant, cette « souveraineté » apparente cache une nouvelle forme de dépendance que les banques centrales africaines tentent de réguler.
La Baisse des Prêts Chinois : Vers un Modèle d’Équité L’époque des prêts massifs à infrastructure « clé en main » est révolue. Pékin, confronté à ses propres défis économiques, a réduit ses crédits directs de 30% par rapport à 2020. En 2026, le modèle a muté vers le partenariat public-privé (PPP) et l’investissement au capital. Les États africains, plus avertis, exigent désormais des clauses de restructuration automatique en cas de choc climatique ou pandémique, marquant la fin de la « diplomatie de la dette ».
Le Rôle des BRICS+ et des Banques de Développement Avec l’adhésion de nouveaux membres africains aux BRICS+, la Nouvelle Banque de Développement (NDB) devient un acteur incontournable. Elle finance des projets d’intégration régionale que le FMI jugeait trop risqués. L’article explore comment cette architecture financière alternative permet à l’Afrique de financer son industrialisation sans subir les conditionnalités politiques traditionnelles du Consensus de Washington.

L’Émergence de l’Éco et des Monnaies Régionales Parallèlement à l’influence du Yuan, les projets de monnaies uniques régionales (comme l’Éco en Afrique de l’Ouest) reprennent de la vigueur. L’objectif est clair : créer un bouclier monétaire continental capable de résister aux chocs exogènes. Africanova analyse les critères de convergence qui, en 2026, deviennent enfin une réalité technique grâce à la numérisation des trésors publics.

