Par la Rédaction d’Africanova.info
TOAMASINA – C’est le chantier du siècle pour la Grande Île. En février 2026, les travaux d’extension du port de Toamasina (Tamatave) affichent un taux de réalisation de plus de 80 %. Ce méga-projet de 639 millions de dollars, financé majoritairement par l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), est sur le point de transformer Madagascar en une plateforme logistique incontournable entre l’Asie et l’Afrique.
Une capacité d’accueil multipliée par trois
D’ici la fin de l’année, le port pourra accueillir des navires de 5 500 conteneurs, une prouesse qui place Toamasina devant plusieurs ports de la façade orientale du continent. Pour l’économie malgache, qui prévoit une croissance de 4,2 % pour 2026, cette infrastructure est un « multiplicateur de puissance ». Elle permet non seulement de fluidifier les exportations de vanille, de cacao et de nickel, mais aussi de réduire les coûts d’importation des biens de consommation pour la population.

Défis de gouvernance et résilience climatique
Mais construire n’est pas suffisant. Madagascar doit encore prouver sa capacité à gérer ces infrastructures avec transparence. Le défi de la lutte contre la corruption au sein des douanes et de l’administration portuaire reste entier. De plus, le passage récent du cyclone Gezani rappelle que la résilience climatique doit être intégrée à chaque kilomètre de béton coulé. Pour Africanova, le succès de Toamasina sera le baromètre de la capacité de Madagascar à attirer les capitaux privés sur le long terme.

