Par la Rédaction d’Africanova.info
MORONI – En ce 16 février 2026, l’Union des Comores traverse une zone de turbulences institutionnelles qui captive l’attention de l’Union Africaine et de la communauté internationale. Alors que les résultats des dernières consultations sénatoriales sont scrutés de près par la commission électorale nationale, le pays doit composer avec l’émergence inédite d’un « Gouvernement comorien en exil » formé à Paris en janvier dernier. Cette dualité politique pose une question fondamentale : comment garantir la continuité de l’État et la paix sociale dans un archipel au cœur d’enjeux maritimes stratégiques ?
Un contexte politique sous haute tension
Le gouvernement en place à Moroni défend son bilan sous le signe du « Plan Comores Émergent 2030 ». Pour les autorités, la priorité reste la transformation structurelle de l’économie, notamment à travers le développement d’un hub de services financiers et logistiques dans le canal du Mozambique. Cependant, la voix de l’opposition, désormais structurée à l’étranger, dénonce ce qu’elle appelle une dérive autoritaire. Cette situation crée une incertitude que les investisseurs n’apprécient guère, malgré les efforts de stabilisation de la dette entrepris avec le FMI.

Géopolitique et diplomatie régionale
La stabilité des Comores ne concerne pas que les Comoriens. Situées sur la route du pétrole et du gaz, les îles sont un point d’ancrage pour les puissances régionales. Le récent accord avec le Maroc sur l’exemption de visas diplomatiques montre que Moroni cherche à diversifier ses alliances pour briser son isolement. Pour Africanova, l’enjeu est de savoir si la justice comorienne saura rester un rempart impartial pour apaiser les tensions internes et valider des processus électoraux contestés.

