Par la Rédaction d’Africanova.info
BRAZZAVILLE – En ce 16 février 2026, les projecteurs du monde entier sont braqués sur les rives du fleuve Congo. Le sommet qui s’y tient ne porte pas sur la sécurité, mais sur la finance du futur : le carbone. Le Bassin du Congo, qui séquestre désormais plus de tonnes de CO2 que l’Amazonie, est devenu le « Banquier Vert » de la planète. Cependant, la question qui agite les délégations est celle du prix. Pourquoi le carbone africain est-il encore sous-évalué par rapport aux standards européens ?
Le front uni de l’Afrique Centrale
Sous l’impulsion de la Commission du Bassin du Congo, les pays de la sous-région ont décidé de ne plus négocier leurs crédits carbone en ordre dispersé. Une plateforme de cotation régionale a été lancée, imposant un prix plancher de 100 dollars la tonne. Pour Africanova, il s’agit d’un acte de souveraineté économique sans précédent. En 2026, l’écologie n’est plus une contrainte subie, mais un actif stratégique. Les fonds générés par ces crédits sont destinés à financer la transition énergétique locale, permettant aux pays du Bassin de sauter l’étape de l’industrialisation polluante pour passer directement au « Smart Manufacturing ».
Blockchain et intégrité : La fin du greenwashing
Le défi majeur reste la confiance des investisseurs internationaux. Pour y répondre, le projet « Congo Shield » utilise la technologie blockchain pour tracer chaque hectare de forêt préservé. Des satellites de dernière génération, couplés à des capteurs au sol gérés par l’IA, fournissent des données infalsifiables sur la biomasse. Cette transparence permet de garantir que l’argent versé par les multinationales du Nord bénéficie réellement aux communautés locales et à la régénération de la biodiversité, et non aux intermédiaires financiers.

