Une escalade verbale aux conséquences mondiales
Le climat de guerre froide n’a jamais été aussi glacial à Séoul et Pyongyang. Ce vendredi 13 février 2026, Kim Yo Jong, la puissante sœur du dirigeant nord-coréen, a publié un communiqué incendiaire via l’agence KCNA. Elle prévient qu’une « réponse terrible » sera déclenchée si un seul autre drone sud-coréen pénètre l’espace aérien de la République Populaire Démocratique de Corée (RPDC). Pour AFRICANOVA, cette crise des drones est le point culminant d’une année de provocations mutuelles qui menace la stabilité de toute l’Asie de l’Est.
L’enquête de Séoul : Entre déni et aveux partiels
Au cœur du litige, une incursion de drones survenue en janvier, transportant des tracts de propagande au-dessus de Pyongyang. Si le gouvernement sud-coréen du président Lee Jae Myung avait initialement nié toute implication, une enquête conjointe police-armée a révélé cette semaine l’implication présumée de trois soldats d’active. Cette révélation fragilise la position de Séoul, qui tente désespérément de maintenir un canal de dialogue pour éviter l’embrasement. Le ministre de l’Unification a exprimé ses « profonds regrets », un geste qualifié de « sensible » par Pyongyang, sans pour autant calmer le jeu sécuritaire.

La course aux armements technologiques
Derrière les menaces, se cache une réalité technologique : la guerre des drones. La Corée du Nord a fait des progrès significatifs dans ses systèmes de détection et ses propres capacités d’essaims de drones. En réponse, le Pentagone a réaffirmé son soutien « inébranlable » à Séoul, tout en appelant à la retenue pour ne pas déclencher un conflit qui impliquerait inévitablement la Chine et le Japon. Pour l’Afrique, qui observe ces tensions de loin, l’enjeu est le prix des composants électroniques et la stabilité des routes maritimes asiatiques.
Une distraction stratégique ?
Certains analystes suggèrent que cette montée de tension permet à Pyongyang de consolider le pouvoir interne, alors que des rumeurs sur la désignation officielle de la fille de Kim Jong Un, Ju-ae, comme successeure circulent. Quoi qu’il en soit, la péninsule reste une poudrière où la moindre erreur de calcul électronique pourrait provoquer une catastrophe humanitaire sans précédent.

